CENTENAIRE DE LA DISPARITION DE GUYNEMER

Gérard Souedet, Toni Giacoia et des visiteurs. Exposition Fondett'Ailes à Fondettes sur le centenaire de la disparition de Guynemer et dédicace du livre Une autre histoire de l'aviation

(Same article in English at the bottom of this page)

L’association Fondett’Ailes a bien fait les choses en ce samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre 2017 à Fondettes, près de Tours. L’exposition démarrait avec une présentation de l’icône de l’aéronautique militaire française de la Grande Guerre, le Capitaine Georges Guynemer, l’as aux 53 victoires homologuées. On y découvrait ce jeune homme chétif, au caractère déjà bien trempé. Guynemer venait d’une famille de la bourgeoisie qui descendait de Louis XII. Il n’était pas vraiment destiné à devenir un des plus brillants aviateurs au monde. Cependant l’opiniâtreté du capitaine de l’escadrille des Cigognes le menèrent au firmament de la gloire lorsqu’il fût abattu le 11 septembre 1917 à Poelkappelle. Des maquettes étaient exposées et en particulier celles qui furent frappées du « Vieux Charles » de Guynemer: Morane-Saulnier, Nieuport et SPAD, ainsi que d’autres maquettes d’avions d’époque et d’appareils pilotés par ses victimes. Des extraits de  journaux rapportaient les combats aériens qu’il a livrés des débuts à la fin tragique qui conserve toujours une part de mystère.

L’exposition rendait aussi hommage aux autres grands as de la période 14-18 avec notamment Dorme, Nungesser, Navarre et le héros local Maxime Lenoir. Depuis que le journaliste Didier Lecoq a retrouvé sa trace et que le village de Chargé a commémoré la disparition de l’as tourangeau, meilleur as de Verdun entre juin et octobre 1916, les Tourangeaux, les amateurs de la Grande Guerre et les historiens ont pu découvrir, ou redécouvrir pour certains, « Le Guynemer de la Touraine » grâce à un panneau entièrement consacré à Maxime Lenoir et ses exploits. Des uniformes des aviateurs, masque à gaz et fléchettes étaient présentés et surtout trois pièces de collection spectaculaires: une grande hélice, un appareil de photographie aérienne Gaumont aux dimensions étonnantes et un superbe moteur rotatif Clerget Blin avec ses neuf cylindres, immanquable.

Enfin, le livre Une autre histoire de l’aviation était présenté en dédicace. Vous pouvez consulter l’article de La Nouvelle République ci-dessous ou directement sur ce lien: https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/georges-guynemer-as-des-as-cent-ans-apres

Article de la Nouvelle République sur l'exposition de Fondett'Ailes (président Gérard Souedet) à Fondettes, salle Jacques Villeret au centre culturel de l'Aubrière. Centenaire de la disparition du capitaine Georges Guynemer, dédicace du livre Une autre histoire de l'aviation de Toni Giacoia, moteur Clerget Blin

Un grand merci à l’association Fondett’Ailes et son président Gérard Souedet pour leur accueil. Un grand merci aussi à Didier Lecoq, Secrétaire Général à La Nouvelle République, pour son accord et toutes ses informations sur Maxime Lenoir.

IN ENGLISH:

Affiche de l'association Fondett'Ailes pour les 100 ans de la disparition du capitaine Georges Guynemer
Affiche de l’association Fondett’Ailes www.fondett-ailes.fr

The Fondett’Ailes association did well on Saturday 30 September and Sunday 1 October 2017 in Fondettes, near Tours. The exhibition opened with a presentation of of the WW1 French military aeronautics icon, Captain Georges Guynemer, the ace of 53 approved victories. He was depicted as a young sickly man, who had a temperament that was already very strong. Guynemer came from a bourgeois family that was descended from Louis XII. He wasn’t really destined to become one of the most brilliant aviators in the world. However, the stubbornness of the captain of the Cigognes squadron led him to the firmament of glory when he was shot down at Poelkappelle, Belgium, on September 11, 1917. Models were on display, particularly those of the « Vieux Charles » from Guynemer: Morane-Saulnier, Nieuport and SPAD, as well as other models of aircraft from this era and aircraft flown by his victims. Newspaper clippings reported the dogfights he fought from the beginning to the tragic end which has always kept a part of mystery.

The exhibition also paid tribute to the other great aces of the WW1 period with Dorme, Nungesser, Navarre and the local hero Maxime Lenoir. Since the journalist Didier Lecoq found his trail, and since the village of Chargé commemorated the disappearance of the ace of the Loire Valley – the best ace of Verdun between June and October 1916 – the visitors of the Loire Valley, amateurs of the Great War and historians have discovered, or rediscovered for some, the « Guynemer of Touraine » thanks to a panel entirely dedicated to Maxime Lenoir and his feats. Aviators’ uniforms, gas mask and darts were displayed, and above all three spectacular collector’s pieces were displayed: a large propeller, a Gaumont aerial camera with amazing dimensions and a superb Clerget Blin rotary engine with its nine cylinders, unavoidable.

Last but not least, the book Une Autre Histoire de l’Aviation was presented for book signing.

Many thanks to the association Fondett’Ailes and their chairman Gérard Souedet for their welcome. Many thanks also to Didier Lecoq, Secretary General of La Nouvelle République, for his agreement and all his information on Maxime Lenoir.

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HEROIC GUYNEMER 100 YEARS AGO

Here is a tribute to Captain Georges GUYNEMER who was killed in action on September 11th, 1917. Three months earlier, he fought with Ernst Udet, the ace who came up 2nd after the Red Baron. You can watch hereafter how this dogfight reportedly happened, and how these fighter pilots had the gut to keep honor above all:

Georges Guynemer, French Air Force pilot and WWI ace
Georges Guynemer by « Lucien » – Jebulon https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Jebulon

Remember Guynemer’s mottos:

FAIRE FACE (face up to it) was then adopted by the French Air Force Academy (FAFA) as their motto. A few words that well expresse the French pilots’ bravery.

WWI French ace Georges Guynemer used to say:

« Il y a une limite à toute chose, et il faut toujours la dépasser. »

‘Everything has a limit which has always got to be surpassed.’

« Lorsque l’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné. »

‘As long as you have not given your all, you have given nothing.’

Loyal to these principles, the French ace took part in several hundreds of aerial combats, crediting 53 victories, maybe 88 victories because the French victory validation system was demanding. He was shot down seven times, and he was admired for he always survived, but that September 11, a hundred years ago. The hero took off once again, dashed to the frontlines, outnumbered by German warplanes in a last dogfighting over Belgium. Then, he fell. Since then, the French Air Force aviators have worn a black tie in sign of mourning.

RIP

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COULD’VE BEEN WORSE !

Dear Friends, I often tell my student pilots that it is wise to hold on before taking off when another aircraft has just taken off. Even two minutes is not enough sometimes because the wake turbulence may move in an unpredictable way – rather sideways – depending on the wind but not only. You can watch a previous post in which a spectacular uncontrolled roll happened: http://airforces.fr/2016/03/06/must-see-weird-takeoff-explained/ I have repeated that over and over – waiting is as wise as safe:

We cannot see clearly what really made the seaplane – assumed to be a French Canadair CL-415 Superscooper water bomber – veer off but it was definitely too close to the previous aircraft. Maybe the pilot wanted to do the right thing by saving time to save more lives. Was it because of the bow wake of the flying boat? Because of the air wake turbulence? A human error? A control failure? Or a combination of several factors? Anyway when you see an aircraft of this size taking off, please wait for two minutes before entering the same path. Fortunately, a pole was clipped, the Canadair was damaged, but it could have been worse.

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ALPHAJET SOLO DISPLAY ET MAXIME LENOIR DE NOUVEAU DANS LE CIEL

Alphajet Solo Display 2017 avec dérive MAX de Maxime Lenoir
ALPHAJET SOLO DISPLAY 2017

Ils seront à Limoges ces samedi et dimanche, 8 et 9 juillet 2017. Et de belle manière! C’est l’équipe de la nouvelle présentation acrobatique Alphajet Solo Display qui a plaidé en faveur de l’as tourangeau. Maxime Lenoir, le virtuose du looping en 1914 sur Blériot XI, le meilleur as de la bataille de Verdun sur son Nieuport « MAX » puis son SPAD VII « Trompe la Mort »! Alors que les combats font rage, il est porté disparu le lendemain de la reprise de Fort Douaumont, au nord de Verdun, le 25 octobre 1916. Il est ensuite oublié pendant presque un siècle.

Maxime Lenoir sur avion MAX Nieuport
(Maxime Lenoir n’est pas né à Paris mais à Chargé dans l’Indre-et-Loire)

Maxime Lenoir aurait pu rester au fond des oubliettes. Heureusement que le journaliste et auteur Didier Lecoq retrouva la trace de ce virtuose de l’air il y a quelques années. Il parvient à le faire reconnaître au niveau national puisque Maxime Lenoir est retenu pour être mis à l’honneur le 19 septembre 2014. Il est cité comme le héros de l’Indre-et-Loire dans l’opération 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux. L’as tourangeau est ensuite célébré dans son village natal de Chargé dans l’Indre-et-Loire à l’occasion de la commémoration de l’armistice le 11 novembre 2016 et du centenaire de sa disparition. Une plaque est apposée à l’entrée de l’école à côté de la mairie. Le même jour, elle est baptisée « École Maxime Lenoir ». Il serait trop long d’énumérer ici les prouesses de l’aviateur civil puis militaire qu’était Maxime Lenoir. Vous trouverez plus d’informations ici: aeroplanedetouraine.fr et là: airforces.fr et notamment dans la deuxième partie du livre Une autre histoire de l’aviation.

Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec MAX de Maxime LenoirRevoir MAX en bleu-blanc-rouge sur un avion était encore impensable il y a quelques mois. De même il était impensable de revoir la présentation acrobatique Alphajet Solo Display, stationnée à l’École de l’Aviation de Chasse de Tours. Ses deux futurs pilotes « Filou » et « Jim », comme par hasard, font partie du trio qui survole Chargé en hommage à l’enfant du pays qui était aussi l’as de Verdun au plus fort de la bataille. Peu de temps après, ils s’entraînent durement avec l’aide de leur coach « Zippo », un ancien pilote de la Patrouille de France, pour peaufiner des numéros aussi audacieux que les loopings de Maxime Lenoir sur son Blériot XI « Backjumper ». Maxime aurait sans doute aimé voir cela, lui qui sauvait la vie de ses camarades en osant des parades acrobatiques au milieu des Fokker en chasse, sur son Nieuport « MAX » et en Caudron et SPAD « Trompe la Mort ». Les mécaniciens ont accompli un travail d’orfèvre en peignant les motifs à tribord de l’escadrille SPA 85 « La folie » dont c’est le centenaire cette année. On reconnaît Eugene Bullard, le boxeur et pilote de chasse de l’escadrille Lafayette, qui a fait l’objet de recherches méticuleuses de Robert Pezzani car ce pilote américain de couleur (rares à l’époque) volait à centre américain de formation au pilotage à Tours, sur l’actuelle base de Parçay-Meslay. C’est à bâbord qu’on distingue clairement la silhouette du buste de Maxime Lenoir avec un magnifique MAX en bleu-blanc-rouge comme autrefois. Jim a disposé les éléments et même redessiné l’inscription « Ajt Lenoir » sur le modèle des peintures sur fond bleu qu’on peut voir sur les fuselages de la Patrouille de France. Celle de l’Alphajet E42 du Solo Display est particulièrement réussie car elle est sur fond blanc. Ceux qui ont eu la chance de l’approcher peuvent témoigner de la beauté de l’ensemble.

Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec l'escadrille SPA85 La Folie et Eugene Bullard

De même que MAX repart pour des séries de boucles et de vrilles, l’Alphajet Solo Display renaît de ses cendres. Les deux pilotes tourangeaux on commencé leurs représentations en France et en Espagne (à Léon). Ils ont survolé les 24 Heures du Mans le 17 juin. D’après ce qui est prévu, pour l’instant, ils seront à l’affiche aux meetings aériens suivant:

La performance physique, le travail et l’expérience ont produit une performance artistique très appréciée des spectateurs qui reconnaissent volontiers que ce spectacle vaut le détour.

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CATHERINE MAUNOURY REINE DES AIRS LORS DE LA REMISE DES DIPLÔMES BIA-CAEA 2017 À CHARTRES

Diplômes du CAEA 2017 à Chartres
Lauréats du BIA et du CAEA 2017 à Chartres

C’est dans une ambiance bon enfant que s’est déroulée la remise des diplômes du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) et du CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique) à l’aérodrome de Chartres samedi 1er juillet 2017.

La cérémonie était présidée par Jean-Jacques Wald, coordonnateur académique aéronautique et spatial qui à cette occasion, représentait la rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours, Katia Béguin. De nombreux officiels assistaient à l’évènement: la FFA (Fédération Française Aéronautique), de l’Éducation nationale (dont le coordonnateur du BIA pour l’Indre-et-Loire, Claude Fillet) et de l’Armée de l’air qui animait plusieurs stands.

PITTS avion biplanLes CAEA ont commencé à être remis un par un devant plusieurs centaines de personnes dont beaucoup de jeunes passionnés d’aviation.

Les diplômes BIA étaient bien plus nombreux et nécessitaient une organisation qui prenait place dans les hangars avion.

À titre de comparaison, il n’y avait que quatorze diplômes du CAEA pour quelques centaines de diplômes BIA

L’Armée de l’air a ensuite offert un livre de bandes-dessinées «Buck Dany» à tous ceux qui ont obtenu mention très bien au BIA.

Catherine MAUNOURY sur son EXTRA 330

 

Ce n’était pas le plus beau premier juillet qui soit, de mémoire d’aviateur, comme en témoigne le parapluie sur la première photo. Malgré la météo, les sourires étaient sur toutes les lèvres et le show pouvait débuter avec notamment un superbe Pitts au moteur surpuissant capable de suspendre l’appareil sur la tranche, oscillant dans toutes les positions et n’importe où dans le ciel.

Puis vint le tour tant attendu de la reine du ciel, Catherine Maunoury, qui enchanta les jeunes et anciens avec un numéro sur mesure, le plafond étant trop bas, le spectacle habituellement prévu était écarté car trop dangereux. Les spécialistes estimaient la base des nuages à moins de 1000 pieds (300 mètres).

Il est de rares pilotes dans le monde qui, lorsqu’ils quittent la piste, communient totalement avec leur machine. C’est un miracle de les voir évoluer dans les airs. Ces instants ont quelque chose de magique. Peu importe la grisaille, dès que ces virtuoses du ciel décollent, pour les petits comme pour les grands, c’est comme si le Soleil se levait, et même par temps maussade. Catherine fait partie de ces acrobates, ces chevaliers du ciel, comme en témoigne ce superbe reportage:

Bref, retour à Chartres en ce premier samedi de juillet 2017: Catherine s’élance sur son Extra 330 bleu aux parures oranges, pour des manœuvres réduites en hauteur et enchaîne immédiatement des chandelles, virages serrés, retournements, renversements, tonneaux, à facettes, le tout avec une précision et une vivacité qui provoque de nombreux applaudissements des spectateurs conquis.

S’ils n’avaient pas su qu’il s’agissait de la triple championne du monde, Ambassadrice du Musée de l’Air et l’Espace du Bourget et présidente de l’Aéro-Club de France, les amateurs auraient juré qu’il s’agissait de Kirby Chambliss aux commandes, l’Américain qui vient de remporter la dernière compétition du fameux Red Bull Air Race à Budapest. La performance de la célèbre Française est si physique et précise que peu d’hommes au monde peuvent rivaliser avec la virtuose de l’air.

Elle a ensuite eu la gentillesse lors du vin d’honneur, de poser avec Daniel Deneken (instructeur pilote qui œuvre pour le BIA dans la région Centre-Val-de-Loire et pour la conservation des avions anciens pour Canopée, à Chateaudun). À cette occasion, le livre Une autre histoire de l’aviation de Toni Giacoia était présenté au public au stand de la FFA qui lui a gentiment aménagé une place. Ce livre intéresse le BIA puisque des principes du vol y sont évoqués ainsi que l’histoire de l’aviation qui est un des cinq modules de cette formation diplômante. L’histoire de l’as Maxime Lenoir, pionnier de l’aviation et du looping, héros tourangeau de la bataille de Verdun, est abordée dans la seconde partie du livre. Le CAEA quant à lui, nécessite plus de travail car il est d’une valence Bac +2 et il est nécessaire pour enseigner et encadrer des classes de BIA.

Catherine Maunoury, Daniel Deneken et le livre Une autre histoire de l'aviation
                           Catherine Maunoury, Daniel Deneken et le livre Une autre histoire de l’aviation

Les échanges furent nombreux et tous sont d’accord pour dire qu’entre l’Éducation nationale, la FFA et l’Armée de l’air, le BIA représente une chance de partager ses passions dans des accords gagnant-gagnant. Merci beaucoup à Claude Fillet, professeur au Lycée Choiseul de Tours et coordonnateur du CIRAS (Comité d’Initiation et de Recherche Aéronautique et Spatiale) pour avoir partagé ses magnifiques photos.

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