Maxime LENOIR – L’as de Verdun disparaît le 25 octobre 1916

Maxime LENOIR posant devant son aéroplane Nieuport. As de Verdun, aviateur, héros,
Maxime LENOIR posant devant son aéroplane Nieuport en 1916

Souvenez-vous de Maxime Lenoir, cet as de Touraine revient à plusieurs reprises sur ce blog. Car aujourd’hui, il y a exactement 103 ans, il était porté disparu loin derrière les lignes ennemies au nord de Verdun

Après avoir obtenu son brevet de pilote en 1913, il devient rapidement un excellent aviateur pour les acrobaties aériennes à l’école de pilotage de Buc, à l’Aéroparc de Louis Blériot. La guerre éclate et il rejoint la cavalerie avant de devenir un des premiers pilotes de chasse au palmarès impressionnant pour l’époque.

Commémoration Maxime Lenoir 11 novembre 2016 école
Portail de l’école Maxime LENOIR à Chargé en Indre-et-Loire

Reconnaissance d’un héros oublié

Sa famille restera longtemps dans une tristesse insondable face à cette disparition soudaine qui laissera le meilleur as de la bataille de Verdun (avec Navarre et Nungesser) dans l’oubli pendant un siècle. Heureusement, il y a aujourd’hui de quoi se réjouir: après une cérémonie à Chargé, son village natal, et une plaque dévoilée devant l’école qu’il fréquentait, rebaptisée à son nom le 1er novembre 1916, après une salle de cours « Maxime LENOIR » inaugurée au CLAS 00.307 (Centre de Langue Aéronautique Spécialisé de l’armée de l’air,) la superbe dérive d’Alphajet peinte à son effigie pour Alphajet Solo Display, c’est l’Institution Marmoutier et Pierre Rampini qui ont décidé de donner le nom de baptême Maxime LENOIR à leur promotion du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique.)

Au panthéon du Bourget

Les journaux et magazines dont le Fana de l’aviation lui ont attribué de larges extrait avec des recherches supplémentaires. Enfin et surtout, c’est Yvon Goutx (2S), auteur et membre de l’Association du Mémorial des Aviateurs (AMA) qui a choisi d’intégrer Maxime Lenoir parmi « Les Légendes » de l’espace mémoriel au Musée de l’air et de l’espace du Bourget.

Au plus fort de la bataille de Verdun, le lendemain de la reprise du fort de Douaumont, Maxime Lenoir devenait ce 25 octobre 1916 le 7e pilote français mort au combat sur son SPAD VII « Trompe la Mort« , mais il était aussi à ce moment-là:

L’as des as de Verdun depuis 3 mois
L’As des as des Alliés morts au combat
Le 1er double as français mort au combat
Le 3e as au monde en nombre de victoires parmi les pilotes morts au combat
Le 3e as français mort au combat après Pégoud et de Rochefort

Bullard et Lenoir sur Alphajet Solo Display

C’est sans doute le destin qui a placé Eugene Bullard de l’autre côté de la dérive sur les avions d’Alphajet Solo Display. Car lui aussi vient d’être plus amplement reconnu avec une statue érigée aux États-Unis. Souvenons-nous d’eux, souvenons-nous qu’un 25 octobre un jeune Tourangeau de Chargé décollait pour partir en solo à bord de son SPAD VII portant sur les flancs « TROMPE LA MORT » comme pour se donner du courage. Hélas, le soir de cette journée fatale, il n’est pas revenu. Ce n’est que bien plus tard, grâce au journaliste Didier Lecoq, qu’on a découvert une photo de la carcasse de son SPAD VII détruite avec une croix en bois gravée par les Allemands qui lui rendirent un dernier hommage. D’après Jean-Marc Binot et son livre « Georges Guynemer« , aux éditions Fayard, page 305, on peut lire:

« Journal socialiste de Milan, Il Popolo, relate les funérailles rendues au capitaine (Guynemer), tout comme la Stampa de Turin, qui loue l’attitude chevaleresque des Allemands. Ce type d’hommage entre ennemis n’a rien d’invraisemblable. Descendu à Verdun, un autre as, l’adjudant Maxime Lenoir, aurait également bénéficié d’un cérémonial particulier et d’une tombe ornée des ailerons de son appareil. »

Cartes à jouer sur les as de la grande guerre avec Nungesser, Chaput, Beauchamp, Maxime Lenoir, Ménard, Navarre, Georges Guynemer, guerre 14-18 aviation
Maxime LENOIR parmi les plus grands
Facebooktwitterlinkedinmail

L’EXPLOIT DE FARMAN du 13 janvier 1908

De cette manière, il est le premier au monde officiellement à le faire car les frères Wright n’ont pas convié de commissaires pour valider leurs circuits revendiqués de 1904. Il y avait beaucoup de concurrents pour couvrir le premier kilomètre en boucle mais Henri Farman l’a fait à temps sur le terrain d’Issy-les-Moulineaux grâce à un aéroplane modifié des frères Voisin et un moteur Antoinette de Léon Levavasseur. A l’occasion de cet anniversaire, je vous offre quelques pages sur l’exploit de Henri Farman tirées du livre « Une autre histoire de l’aviation ». Cliquez sur ce lien ou sur l’image ci-dessous pour lire cet évènement historique:

Ce lundi matin du 13 janvier 1908 Henri Farman s'élance dans la plaine d'Issy-les-Moulineaux devant les spectateurs qui exultent. Il réalise pour la première fois au monde un circuit fermé devant des commissaires et remporte le Grand Prix Deutsch-Archdeacon. Collection Toni Giacoia Record, aviation, Paris, Balard, Antoinette, Voisin, Aéroplane, Pionniers, Aérodyne, Aéronautique, Avion, Concours, Course aérienne, Biplan
Ce lundi matin du 13 janvier 1908 Henri Farman s’élance sur son biplan dans la plaine d’Issy-les-Moulineaux devant les spectateurs qui exultent. Il réalise pour la première fois au monde un circuit fermé devant des commissaires et remporte le Grand Prix Deutsch-Archdeacon. Photo Agence Rol 1908, Collection Toni Giacoia

Superbe film qui permet de découvrir Henri Farman et en particulier son exploit du 13 janvier 1908 après 3’10 »:

On peut toujours voir la stèle qui commémore cet exploit mondial à Paris. Il suffit de sortir de la station de métro de Balard et c’est juste après le tunnel du périphérique sur la droite. C’est juste à côté de la station de Tramway Suzanne Lenglen. Il reste encore un héliport devant les locaux de la DGAC et la boucle du parcours de santé entre l’Aquaboulevard et l’héliport correspond à peu de choses près à la boucle de Farman sauf qu’il est probablement parti depuis un lieu un peu plus au nord-est du tunnel sous le périphérique. C’est là que les frères Voisin construirent leurs succès. Deux ans plus tard, Henri Coanda fera une première tentative de vol avec un moteur à réaction depuis ce même terrain qui faisait partie d’Issy-les-Moulineaux alors que c’est aujourd’hui un quartier de Paris.

Quelques photos du monument prises en août 2018:

Le monument à la gloire des pionniers de l'aviaiton Henri Farman, les frères Voisin et Léon Levavasseur pour le premier kilomètre en boucle accompli le 13 janvier 1908
Le monument à la gloire des pionniers de l’aviaiton Henri Farman, les frères Voisin et Léon Levavasseur pour le premier kilomètre en boucle accompli le 13 janvier 1908
Livre Une autre histoire de l'aviation devant la stèle du monument Henri Farman frères Voisin Levavasseur moteur Antoinette pour le premier kilomètre bouclé le 13 janvier 1908 à Issy-les-Moulineaux, aujourd'hui Paris
La page 303 du livre « Une autre histoire de l’aviation » évoquant l’évènement devant la stèle.

Le livre « Une autre histoire de l’aviation » est disponible ici: https://fclanglais.fr/livre/

Voici le plan pour vous rendre au monument: https://goo.gl/maps/8pS6LGNSVj92

Enfin, je vous souhaite une très bonne année 2019, et à bientôt.

Facebooktwitterlinkedinmail

UNE AUTRE HISTOIRE DE L’AVIATION – Le Livre Vient de Paraître

UNE AUTRE HISTOIRE DE L'AVIATION, le livre

Le MEILLEUR AS de la BATAILLE DE VERDUN fut OUBLIÉ pendant UN SIÈCLE !

Il s’appelait Maxime Lenoir. Les combattants allemands le connaissaient comme le loup blanc. Ses exploits furent cités dans la presse française et étrangère. Il était l’aviateur tourangeau le plus célèbre en 1916.

Vous pouvez taper « Maxime Lenoir », ou « une autre histoire de l’aviation » dans la recherche sur Amazon.

Le livre en résumé:

Régulièrement, on nous sert une histoire de l’aviation différente d’un pays à l’autre, qu’on soit en France, au Japon, en Allemagne, en Angleterre ou aux États-Unis.

  • Connaît-on vraiment l’œuvre de Clément Ader?
  • Pourquoi maintient-on que les frères Wright ont volé les premiers, et ont même tout inventé de l’aviation (pourquoi pas, tant qu’on y est!) alors que Gustave Whitehead aurait volé bien avant eux?
  • Pourquoi la première montgolfière fut un événement aussi important que l’alunissage d’Apollo 11?
  • Quel est ce génie qui faisait voler des drones électriques (oui, oui, vous avez bien lu!) en Indre-et-Loire au XIXe siècle?
  • Pourquoi Léonard de Vinci aurait-il été ravi d’assister à un spectacle en mai 1914 près d’Amboise, lieu de sa dernière résidence?
  • Pourquoi Maxime Lenoir, le meilleur pilote de chasse de la bataille de Verdun est-il resté si peu connu pendant un siècle?

Ces questions et bien d’autres vont être abordées dans une autre vision de l’histoire de l’aéronautique. Des toutes premières tentatives relatées dans le monde, aux ballons à air chaud à l’aube de la Révolution française, jusqu’à ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines. Il s’agit de retracer ce qui a fait que l’homme vole depuis l’antiquité jusqu’à 1916. La seconde partie est consacrée à l’as Maxime Lenoir et l’importance de la guerre aérienne lors de la Première Guerre mondiale, au dessus des tranchées dans le ciel de Verdun.

Cet ouvrage s’adresse à un large public: aux curieux, aux passionnés, aux chercheurs et aux étudiants du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) et CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique) pour lesquels un module du cursus est consacré à l’histoire de l’aviation et de l’espace. De nombreuses images, vieilles photos et cartes postales anciennes illustrent cet ouvrage pour témoigner de cette fabuleuse épopée, cette aventure humaine qui finira au bout d’un long périple par conquérir l’air et même par guerroyer dans le ciel.

Le livre broché est par disponible sur Amazon: https://www.amazon.fr/dp/1541120019/ et la version e-book est ici: https://www.amazon.fr/Autre-Histoire-lAviation-lIndre-Loire-ebook/dp/B01MZ1LMXE/
Facebooktwitterlinkedinmail

MAXIME LENOIR – L’AS DE VERDUN CÉLÉBRÉ

Crash Maxime Lenoir Verdun Tombe Six obus par mètre carré sont tombés pendant la bataille de Verdun. Des milliers de vies furent emportées pendant 300 jours. Comme beaucoup d’autres villages, Chargé égrène ses morts pour la France en ce matin du 11 novembre 2016. Dans ce sinistre décompte, chaque poilu tombé reste un drame, une douleur dans chaque famille. LENOIR Maxime figure dans cette longue liste. Il fut porté disparu le 25 octobre 1916 jusqu’à ce que le journaliste Didier Lecoq ne découvre une photo d’un collectionneur berlinois qui montre un SPAD VII disloqué avec une croix plantée et gravée par les Allemands pour rendre les honneurs à celui qui fut l’as de Verdun. Les pilotes allemands redoutaient ses attaques, pourtant souvent solitaires. Seuls les as avaient ce privilège. Si Jean Navarre est toujours reconnu comme « la sentinelle de Verdun », cette disparition laissant peu de traces a plongé Maxime Lenoir dans l’oubli pendant presqu’un siècle. Le mystère empêchait le deuil et la commune attendait une confirmation pour célébrer son héros. C’est fait. Il avait déjà été célébré le 19 septembre 2014 comme le héros de Tours et de l’Indre-et-Loire mais il y avait toujours des incertitudes sur sa disparition. Depuis ce matin, l’école du village de Chargé s’appelle désormais École Maxime Lenoir. Le maire de la commune Pascal Dupré et son adjointe Marie-Noëlle Mailliez décidèrent en janvier de préparer une journée de commémoration. Il faut quand même rappeler que Maxime Lenoir faisait partie des quelques rares pilotes avant la guerre à pouvoir réaliser dix loopings d’affilée dès février 1914. Il faisait le tour de France pour donner des shows aériens avec son numéro Looping the loop, bouclant la boucle.

Maxime Lenoir aeroplane Looping the Loop sur Blériot XI

Son talent et son courage lui ont ensuite permis de se retrouver parmi les meilleurs pilotes de chasse au monde, cités dans la presse internationale. D’après le journaliste Jacques Mortane, l’avion de Maxime Lenoir était connu comme le loup blanc. Toujours derrière les lignes ennemies, son biplan rentrant souvent criblé de balles, le destin de l’as de Verdun s’est arrêté là, à quelques kilomètres au nord du fort de Douaumont, au lendemain de la reprise du bastion par les poilus. Douaumont reconquis, le général von Falkenhayn savait que la suite de la guerre serait très dure pour les Allemands.
Photo musée de l'air et de l'espace MA 33504 Navarre Fequant Lenoir Si on se souvient des fantassins qui ont tout donné dans les tranchées pour tenir leurs positions à Verdun, on oublie trop souvent que la bataille de Verdun s’est jouée dans les airs et que les pilotes de chasse n’étaient pas nombreux pour affronter les terribles Fokkers des Allemands en février 1916. Lorsque le général Pétain devant ses lignes exsangues, demande au commandant Charles de Tricornot de Rose « De Rose, je suis aveugle ! Balayez-moi le ciel ! Sinon, c’est simple, Verdun sera perdue. » Et si Verdun avait été perdue, la France aurait probablement perdu la guerre. Lenoir à l’escadrille N23 et son ami Navarre à la N67 voisine seront les fers de lance sur leurs nouveaux Nieuport et SPAD. Leurs efforts seront renforcés d’escadrilles dotées du Farman F.40 qui anéantiront à la fois les ballons Drachen lourdement défendus et mettront à la peine les Fokkers. Le bras de fer gagné dans le ciel de Verdun, l’artillerie française reprendra l’avantage pour anéantir les espoirs de von Falkenhayn. Navarre blessé, Lenoir va devenir l’as comptant le plus de victoires sur Verdun, il sera le premier à abattre un Drachen officiellement, le premier à abattre un bombardier Gotha avant même Guynemer. Il va enfin devenir le premier double-as mort au combat, le troisième as français abattu après Pégoud et de Rochefort.
En cette journée du souvenir, des enfants de l’école de Chargé chantent la Marseillaise devant le monument au mort. Jamais le village n’a connu une telle affluence pour le 11 novembre. Il faut dire que la commune a tout prévu pour cette journée dédiée aux poilus, qui est aussi le centenaire de la mort de Maxime Lenoir. Après la mise en place, le maire accueille la députée Claude Greff, le secrétaire général de la préfecture d’Indre-et-Loire Jacques Lucbereilh, le conseiller départemental Rémi Leveau, et l’inspecteur de l’éducation nationale Patrick Seweryn. L’armée de l’air est venue en nombre, les associations d’anciens combattants et retraités militaires de l’armée de l’air aussi pour rendre hommage aux morts pour la France et plus particulièrement à l’as de Verdun. Sans le président de l’Armil 37, Michel Camus, qui tenait à participer à l’événement, il n’y aurait pas eu de porte-drapeau. C’est Charles Bonté qui a répondu à l’appel ce jour-là pour honorer les morts au combat. Le village leur doit une fière chandelle.
Blériot XI Jean-Yves Valor La veille, un Blériot XI fut courageusement acheminé depuis la Haute-Vienne par Jean-Yves Valor et l’association Les Ailes Limousines dans la salle des fêtes. Après la cérémonie devant le monument de la Première Guerre mondiale, le maire et les officiels font des discours très appréciés qui rappellent le sens de cette manifestation devant la famille Lenoir, Abel Anjorand (l’historien local), Philippe Girard (dont la famille jadis accueillit l’acrobate du ciel dans leur ferme de la Girardière), et Didier Lecoq, sans lesquels rien ne serait jamais arrivé. Et notamment cette inauguration qui était impensable il y a seulement trois ans. C’est aussi grâce au groupe de travail mis en place avec les adjoints au maire Marie-Claude Métivier, Gérald Letourmy et bien d’autres villageois. Le maire et deux élèves dévoilent une superbe plaque à l’entrée de l’école du bourg avec la silhouette du pionnier de l’aviation qui fut jadis un écolier dans cet établissement. La aussi, la boucle est bouclée. Le maire vient de rappeler dans son discours que Maxime Lenoir avait été vigneron avant d’être pilote et que déjà il préférait les loopings aux tonneaux. Soudain, comme un miracle, trois Alphajets de l’École de l’Aviation de Chasse de la base aérienne 705 défilent au-dessus de l’école et la mairie, puis font un second passage de nouveau sous les applaudissements le long de la Loire. Comme pour rappeler que Maxime Lenoir fut porté en triomphe devant la mairie après avoir produit ses merveilleux loopings sur Blériot XI à la mi-mai 1914.
Une très intéressante exposition couvre une grande partie de la salle sur le Farman F.40, jadis très engagé dans la reconquête aérienne à Verdun. Les entreprises Farman, Corvaisier et Galilé, implantées à Joué-les-Tours apportent ainsi leur soutien. De même l’association Ailex et Classique Aéro d’Orbigny exposent un moteur Le Rhône 7A et plusieurs pièces de Blériot. La salle polyvalente a un air de petit musée du Bourget avec ces reliques d’une aviation d’un autre âge. Rien d’étonnant à cela car le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget a apporté son concours grâce à quelques photos ô combien précieuses car elle permettent de deviner l’importance de l’aviation dans la victoire à Verdun. L’après-midi est consacré aux expositions dont celle de la classe de Virginie Charbonnier, enseignante à Chargé, remarquablement enrichie par les uniformes, armes et ustensiles d’époque pour revivre l’atmosphère des tranchées et la conquête de l’air vécue par le pionnier local de l’aviation. Dans la collection de Claude Peyon, un témoignage poignant est exposé : un livret taché du sang de son grand-père alors sur le front, remis à sa grand-mère pour lui signifier son décès. Parmi toutes ces pièces de collection, on ne peut pas manquer la superbe maquette du SPAD VII « Trompe la Mort III » réalisée par l’association Delta Reflex présidée par Jean-Pierre Bézard en soutien à la BA 705 dans cette commémoration. C’est avec un talent d’orfèvre que Claude Bodier a monté le haubanage du biplan qui est maintenant confié à la commune.
Puis vient le temps des conférences et débats. Didier Lecoq retrace la carrière de Maxime Lenoir. L’auditoire est bien servi car le conférencier n’est autre que le journaliste qui a le premier fait resurgir le héros de Chargé il y a plusieurs années. Enfin le lieutenant-colonel Romain Béthoux explique comment la guerre aérienne se faisait et comment elle a lieu de nos jours. Les spectateurs écoutent avec grand intérêt le témoignage de cet expert qui, avant de devenir le commandant de l’École de l’Aviation de Chasse, était tout de même le leader de la Patrouille de France. L’auditoire écoute subjugué lorsqu’il raconte comment des avions à réaction peuvent enchaîner des figures à seulement deux mètres de distance. Les questions pleuvent mais le brillant pilote a toujours la réponse.
Tout au long de la journée, les familles emmènent les plus petits à la cabine du Jaguar exposée par le CIRFA. Dans la salle Julia Daudet (expositions) un projet de livre sur l’histoire de l’aviationCommémoration Maxime Lenoir 11 novembre 2016 école est présenté avec en seconde partie l’histoire de Maxime Lenoir. Il sera publié prochainement. Sa sortie sera annoncée à la page http://airforces.fr/pall/. Une brève présentation du BIA-CAEA est également faite pour ceux qui souhaitent s’initier aux joies de l’aéronautique. Avec le superbe chalet crêperie-buvette, ce 11 novembre à Chargé ressemble à un mini salon de l’histoire et de l’aviation. Même le soleil est de la partie. On n’a jamais vu un 11 novembre de la sorte et cela pourrait bien, pourquoi pas, donner des idées à d’autres communes. Encore faut-il avoir un pilote de cette étoffe dans sa ville pour réaliser un hommage de cette envergure. Il fut un des très rares pilotes à recevoir à la fois la grande médaille d’or de l’Aéro-Club de France et la médaille de guerre de l’Aero Club of America. L’enfant du pays est en quelque sorte revenu sur la terre de ses premiers exploits. Mais l’histoire ne se termine pas vraiment. Des recherches sont toujours menées pour tenter d’en savoir un peu plus. Et puis d’autres belles surprises pourraient venir du ciel dans les années à venir, mais nous en saurons plus bientôt…

Toni Giacoia

Facebooktwitterlinkedinmail

Il y a 100 Ans Aujourd’hui, l’AS DES AS DE VERDUN disparaissait

Maxime LENOIR parmi les as français as des as jeu de cartes
Maxime LENOIR au centre parmi les as français

L’AS DES AS DE VERDUN 1916

25 octobre 2016 – (reprise de l’article http://airforces.fr/2014/12/22/among-greatest-pilots-maxime-lenoir-destiny/) Au plus fort de la bataille de Verdun, le lendemain de la reprise du fort de Douaumont, Maxime Lenoir devenait ce 25 octobre 1916 le 7e pilote français mort au combat sur son SPAD VII « Trompe la Mort« , mais il était aussi à ce moment-là:

L’as des as de Verdun depuis 3 mois
L’As des as des Alliés morts au combat
Le 1er double as français mort au combat
Le 3e as au monde en nombre de victoires parmi les pilotes morts au combat
Le 3e as français mort au combat après Pégoud et de Rochefort

D’après les recherches, il semble qu’il fut le premier pilote au monde à abattre un ballon de type Drachen en juin 1915. Il semblerait qu’il fut le premier au monde à abattre un Gotha le 25 septembre 1916. Maxime Lenoir a beaucoup souffert de ce combat qui lui a laissé une blessure sur le coin de l’oeil gauche. A l’exception d’une poignée de pilotes valeureux, ni René Fonck, ni les autres as alliés ne seraient parvenus à abattre une telle forteresse volante en 1916. Seuls Guynemer, avec l’aide de Chainat auraient enregistré une victoire sur Gotha le 8 février 1917. Quant à Nungesser, le redoutable, il en aurait descendu deux. Enfin et surtout, Maxime Lenoir, l’as aux 11 victoires, a été un des premiers à être décoré de la Legion d’honneur, la Médaille militaire, la Croix de guerre avec 8 palmes et 9 citations. Chose tout à fait exceptionnelle, on lui a aussi décerné les médailles d’or de l’ Aeroclub d’Amérique et de l’Aéroclub de France. Il a été le premier as avec entre autre Guynemer à recevoir de telles distinctions.

Didier Lecoq (journaliste à La Nouvelle République, co-auteur de L’Aviation militaire en Indre-et-Loire) a le premier fait resurgir Maxime Lenoir, l’as oublié, ce ‘“Guynemer de Touraine”’ depuis au moins 2010. Sans lui, Lenoir serait toujours un as oublié.

Maxime Lenoir, formé à Buc, exécutait à travers la France des représentations ‘“Looping the loop”’ sur Blériot XI depuis au moins le 7 février 1914.
Lenoir avait 11 victoires (la plupart remportées sur Nieuport) lorsqu’il fût porté disparu le 25/10/1916. En septembre 2014, Didier Lecoq (co-auteur de L’Aviation militaire en Indre-et-Loire) découvre que Lenoir a été abattu :

http://aeroplanedetouraine.fr/croix-rouge/

Puis en novembre 2015 il reçoit l’information d’un historien collectionneur berlinois selon laquelle Lenoir aurait aussi reçu l’honneur d’une croix gravée par les allemands :

http://aeroplanedetouraine.fr/lenoir_tombe/

Facebooktwitterlinkedinmail