UNE AUTRE HISTOIRE DE L’AVIATION À LA FORÊT DES LIVRES

Léo Villots avec Tombe la nuit et Toni Giacoia avec Une autre histoire de l'aviation dans l'allée des auteurs indépendants à La forêt des livres du 27 août 2017, festival du livre de Gonzague Saint Bris à Chanceaux-près-Loches dans l'Indre-et-Loire, en Touraine
       Léo Villots et Toni Giacoia à La Forêt des Livres 2017

 

 

Les feuilles bruissaient à n’en pas douter, au passage de l’âme de l’hôte des lieux. Gonzague Saint Bris en avait fait « un Woodstock de la littérature » selon les Américains. La XXIIe édition de La forêt des livres s’est déroulée comme prévu même si prise de chagrin comme Gonzague s’en est allé si brusquement il y a quelques jours, le 8 août sur cette petite route de Normandie.

Dix-neuf jours plus tard, le dimanche 27 août 2017. Dès mon arrivée à l’aurore, tout est très bien organisé. Les bénévoles, souriants, orientent les auteurs vers leurs destinations. Ça sent la joie, l’accueil des retrouvailles, comme un retour aux sources. En arrivant sur les lieux à la fois ensoleillés et ombragés par d’immenses feuillus, on comprend mieux l’ambition de Gonzague. On le sent tout de suite. Il y a une atmosphère unique, propice à la communion des cultures, des arts, des lettres et de la nature. C’est ainsi qu’il l’avait voulue. Faire revenir les feuilles des livres près de leur source, à l’air vivifiant de la forêt. L’aube y développe ses senteurs sauvages, florales et boisées. Un lac et un ruisseau s’y reposent, aux pieds du Chalet des Chasseurs avec ses façades peintes et ornées de trophées de la vénerie, et son balcon, pinacle du festival. C’est là que Gonzague communiait avec l’auditoire mais c’était souvent à ses amis qu’il donnait la parole. Après cette promenade dans ce site naturel presque vide mais déjà bien affairé, j’installe mon stand qui est, par hasard, le tout premier à gauche en venant du haut de l’allée des auteurs indépendants.

La Forêt des Livres et le Chalet des Chasseurs et sa façade avec l'escalier et le balcon
Le Chalet des Chasseurs, la tribune de Gonzague Saint Bris pendant 22 festivals littéraires, pourrait accueillir d’autres éditions, ce que tous espèrent.

D’abord peu nombreux, les écrivains et quelques éditeurs installent tour à tour leurs ouvrages. Les célébrités arrivent un peu plus tard en groupes. Smaïn me serre la main avec un mot rapide sur l’histoire de l’aviation, très sympathique, puis vient l’afflux des visiteurs. Cette journée pas comme les autres commence par une messe au cœur du village en hommage à Gonzague, l’érudit du pays visiblement tant aimé. Tous ne peuvent pas entrer dans l’église et les fidèles s’agglutinent à l’extérieur de l’enceinte équipée de haut-parleurs autour de la foule en plein soleil pour la cérémonie religieuse. Je discute ensuite avec plusieurs auteurs, tous très intéressants, notamment Farhad Daneshmand, un auteur indépendant qui vient de publier Les paroles d’un jour, un recueil de courtes réflexions d’un jour qui en disent long sur la vie.

 

Farhad Daneshmand devant ses livres
Farhad Daneshmand devant ses livres

J’ouvre un de mes livres pour le présenter au chapitre 7, « Merveilleux fous volants », un autre sur la superbe machine volante de Gustave Whitehead, et Maxime Lenoir est en couverture. Cela devrait suffire pour discuter sur ces thèmes. En discutant avec mon voisin de stand, je lui dis que si ça se trouve, et je le sens, je ne vendrai aucun livre. Car si il se vend assez bien sur internet (210 livres en 9 mois), et qu’il a été très bien accueilli par les spécialistes, la critique, et les commentaires, il n’a jamais eu de succès dans les foires aux livres: 2 vendus à Livre Paris, 2 à Chartres, 1 à Amboise pourtant pleine de touristes et très concernée par les sujets traités. Mais qu’importe, je suis heureux d’être là. Soudain, je reçois la visite de Léo Villots, venu en famille, un auteur prometteur qui a publié Tombe la nuit… et avec lequel j’avais déjà fait connaissance sur la Toile. Je suis ravi de le voir enfin dans le monde réel, dans ce cadre verdoyant, cette terre du livre, et c’est avec joie que nous parcourons quelques pages de son livre que j’aimerais bien lire un de ces jours. Mais il est très occupé lui aussi et je ne le sais pas encore, mais nous n’aurons plus le temps de nous revoir de la journée.

Livre Une autre histoire de l'aviation merveilleux fous volants Ladougne et sa bicyclette volanteÀ partir de dix heures, il y a plus de monde. On attend entre 60 000 et 100 000 visiteurs cette année. Quelques curieux posent des questions, puis très vite ça n’arrête plus et cela me surprend vraiment car à Livre Paris, je n’avais pas été autant sollicité. Les cartes de visites partent, les amateurs de littérature feuillettent allègrement, les demandes de dédicaces commencent enfin. À un moment, j’avais quatre livres dédicacés à garder dans un carton car il est assez lourd (1,5 kg pour 550 pages) pour se promener avec.  Lorsque je demande au passage, si quelqu’un sait qui était le meilleur as de Verdun au plus fort de la bataille, j’ai la surprise de voir que quelques-uns connaissaient déjà Maxime Lenoir, l’as tourangeau. Après tout il vient de Chargé, près d’Amboise. Ce n’est pas si loin de Chanceaux-près-Loches. Les articles de Didier Lecoq commencent à produire leur effet car Maxime Lenoir était un pilote héroïque mais longtemps oublié puisque porté disparu.

Ce qui m’a le plus surpris, c’est que beaucoup savaient que les frères Wright n’avaient pas été les premiers à avoir volé et inventé soi-disant tout de l’aviation. Mais encore plus surprenant, certains connaissaient les merveilles d’invention de Gustave Whitehead. Par contre, personne ne connaissait Gustave Trouvé, le fabuleux inventeur de Descartes, comparé à Edison dans le livre de Kevin Desmond. Un visiteur très intéressant lui aussi, savait que des religieux avaient osé émettre l’hypothèse du vol humain avant les Lumières. J’en ai profité pour louer les mérites des Blériot, Pégoud, Farman, Voisin, Guynemer, Cayley, d’Esterno (que personne ne connaissait), Ader, Chanute, et bien sûr pour encourager les passionnés à s’engager pour le B.I.A., le Brevet d’Initiation Aéronautique. Il y avait des pilotes de planeur, PPL, IFR et même un pilote CPL, des anciens d’Air France, de l’Armée de l’air et des passionnés, des modélistes, spotters et curieux de tout. Tout le monde peut venir à La forêt des livres mais il y a indubitablement un public cultivé qui s’y déplace en masse pour butiner les feuilles des livres proposés et surtout pour aller à la rencontre des auteurs devant leurs ouvrages, à ciel ouvert.

Je plie le stand à 19h00 et comme Richard Bohringer attend en face pour qu’on l’emmène, je lui serre la main et lui dit tout le bien que je pense des ses émissions radio passées où ils racontait merveilleusement bien ses histoires sur l’Afrique et aussi les boxeurs, ses histoires vécues avec beaucoup de passion. D’ailleurs, il venait de signer son livre Quinze rounds qui a reçu de bons commentaires. Cette brève mais agréable rencontre résume bien la journée pour la clôturer. La culture a pris rendez-vous avec la nature depuis 22 ans et même s’il y a un doute pour la suite, tous veulent que cela continue.

Les visiteurs, les petits auteurs, les stars et les grands écrivains, tous se côtoient. C’était aussi cela, l’ambition de Gonzague, le fruit de son amitié, de son ouverture. Je ne connais pas, pour l’instant, d’événements littéraires qui acceptent autant d’auteurs indépendants. Presque tous inconnus, Maxime Chattam était présent tout de même. Que ce Chanceaux-près-Loches panneausoit en meeting aérien (500 € pour vendre un seul livre à un meeting où il n’y aura que 20 000 visiteurs) ou dans les foires littéraires (nombreux refus car indépendant), c’est dur de se faire accepter. Néanmoins, j’ai dédicacé 10 livres. J’aurais pu en vendre une quinzaine si j’avais eu une connexion PayPal/carte de crédit. Je n’ai pu croquer un sandwich, grâce à mon épouse qui est venue m’aider, qu’après 15h00 tant le livre a eu du succès. Je rentre dans mes frais et surtout avec le souvenir de rencontres enrichissantes et amicales. C’était donc ça, La forêt des livres.

Un grand merci à Léo Villots pour ses photos.

 

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WING LIFT THEORY SHAKEN – LA THÉORIE DE LA PORTANCE DE L’AILE ÉBRANLÉE

I had already written about that in my book UNE AUTRE HISTOIRE DE L’AVIATION, on pages 12; 13; 71; and others – Bernoulli’s principle does not explain everything. We know that aircraft fly. Strange as it may seem, Bernoulli’s principle has often been taught for decades as the explanation of the phenomenon.

Je l’avais déjà évoqué dans mon livre « Une autre histoire de l’aviation » aux pages 12, 13, 71, et d’autres: Le théorème de Bernoulli n’explique pas tout. Nous savons que les avions volent. Depuis des décennies, aussi bizarre que cela puisse paraître, on enseigne souvent le théorème de Bernoulli comme l’explication principale au phénomène.

This explanation would make sense if the air particles split at the leading edge of the wing and come together at the trailing edge. However, Cambridge researchers had debunked this flying myth in 2012, and have recently confirmed that Bernoulli’s principle cannot explain everything in wing lift. As you can see on the video above, the upper wing air stream travels much faster than the lower wing one. Last but not least, these air streams do not come together at the trailing edge since the upper wing air stream reaches the trailing edge well before the lower wing airflow. Isn’t this amazing?

Cette explication tiendrait si les particules d’air se séparaient au bord d’attaque de l’aile et se rejoignaient au bord de fuite. Cependant, des chercheurs de Cambridge avaient démonté ce mythe du vol en 2012 et viennent de confirmer que le principe de de Bernoulli ne peut pas tout expliquer dans la portance de l’aile. Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessus, le flux d’air en extrados voyage beaucoup plus vite que celui d’intrados. Enfin et surtout, ces flux d’air ne se rejoignent pas au bord de fuite puisque le flux d’air d’extrados atteint le bord de fuite bien avant le flux d’intrados. Étonnant, n’est-ce pas?

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Festival LE LIVRE À METZ – Les Bases Aériennes Alliées En France Dans Un Nouveau Livre

Livre les Américains en France - histoire et aviation en Lorraine à ToulLe festival du livre de Metz accueillera des grands noms du 6 au 9 avril 2017: Richard Bohringer, Guy Bedos, Patrice Duhamel, Hubert Védrine et bien d’autres. Dans ce grand rassemblement culturel, un livre pourrait bien retenir l’attention des passionnés d’histoire et d’aviation: Les Américains en France.

Trois auteurs renommés ont entrepris de raviver la réalité des bases aériennes américaines qui étaient implantées en France, et plus particulièrement celles concentrées dans le nord-est de la France entre 1950 et 1967. Il s’agit du premier des quatre tomes qui vient de sortir chez Gérard Louis lequel était présent au dernier salon du livre de Paris.

Ce volet de l’histoire qui aborde la présence alliée en France n’est en fait pas très connu et pourtant il y a beaucoup de choses à redécouvrir. Les infrastructures et services assurés étaient considérables, au point d’impacter la démographie et l’économie de plusieurs villes et villages français. Par exemple, le village de Montmédy dans la Meuse a  vu sa population s’accroître de 70% à l’occasion de l’installation de la base aérienne canadienne de Marville dont la piste était… chauffée! La période ne concerne pas uniquement les bases aériennes et forteresses volantes américaines puisqu’elle nous conduit aussi sur une étude de nombreux aéronefs légers américains basés en France, de même que le vaste réseau sanitaire U.S. opérant sur l’Hexagone. De nombreuses photos d’archives nous donnent un aperçu de ce que pouvait être la base aérienne de Toul-Rosières à l’époque, ainsi que des avions et personnels qui s’affairaient autour de ces foyers de l’aviation militaire au service de l’Otan. Le livre montre que la guerre froide était prise très au sérieux du côté des Alliés et surtout de la part des Américains qui avaient tout préparé, jusqu’à l’éventualité d’une attaque. Le livre révèle qu’ils étaient prêts dans les moindres détails et pas seulement dans le ciel. Ce livre devrait ravir les passionnés d’histoire de l’aviation et de la guerre froide ainsi que les familles qui ont vécu cette période de leur vie ou par les histoires de leurs aînés.

Ce livre a été écrit en collaboration par:

  • Pierre-Alain ANTOINE, auteur, historien, conférencier et ancien Directeur de la Patrouille de France. Il sera présent le vendredi 7 avril pour des séances de dédicaces;
  • Pierre LABRUDE, auteur, historien, conférencier et ancien pharmacien chimiste en chef de réserve du Service de santé des Armées;
  • Fabrice LOUBETTE, auteur, historien et conférencier, pilote privé, spécialiste des forces aériennes de l’OTAN en Lorraine, il anime aussi les sites www.france-air-otan.net et france-air-otan.blogspot.fr. Il fera des dédicaces au festival à Metz le dimanche 9 avril 2017.

Couverture livre - Les Américains en France

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BREVET D’INITIATION AÉRONAUTIQUE – Le site qu’il ne faut pas louper

Cela faisait déjà un bon moment que je souhaitais poster un article pour faire les louanges du site http://blog.ac-versailles.fr/brevetinitiationaeronautique/ car s’il y en a un qui abonde dans l’esprit du BIA et du CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique), c’est bien celui-ci:

Blog Académie de Versailles BIA de Laurent Leroy
Aperçu du site de Laurent Leroy, professeur de l’académie de Versailles pour le BIA

De prime abord, c’est un blog comme un autre mais ceux qui sont de près ou de loin dans l’aviation, et surtout dans le BIA et le CAEA, ont tout intérêt à s’abonner ici: http://blog.ac-versailles.fr/brevetinitiationaeronautique/index.php/feed/atom  En effet, le blog est actualisé presque chaque jour et il rassemble des informations très intéressantes touchant tous les secteurs de l’aéronautique et de l’espace.

Le Bourget, SIAE 2009, Avion Dakota, Fusée Ariane
Le Bourget 2009 – Photo: Toni Giacoia

Dans la marge sur la gauche de la page d’accueil, sous le titre « CATEGORIES », vous trouverez une mine de sites tous aussi utiles les uns que les autres qui vous feront décoller dans le vaste monde de l’aéronautique. Vous y trouverez bien sûr des informations sur le BIA mais aussi des établissements, des institutions, des MOOC, des chaînes vidéo étonnantes avec des liens comme, par exemple, une réponse à la question « combien pèse un nuage ». On y trouve une catégorie très utile: FORMATIONS ET MÉTIERS DE L’AÉRIEN et d’autant plus utile qu’un flux RSS est proposé pour pouvoir s’y abonner, c’est le cas pour toutes les catégories proposées, vous pouvez sélectionner le type d’abonnement que vous souhaitez. C’est un site très riche et passionnant. Dans une même page, les fusées peuvent croiser les avions, les ULM, planeurs, drones et cerfs-volants. L’auteur de ce blog, Laurent Leroy, évoque aussi les magazines, livres et la documentation pratique ou officielle qui traitent de l’aéronautique et de l’espace. Virtuellement, en cliquant sur son site, c’est un peu comme si vous entriez à la fois au Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget mais aussi dans un aéroclub de province en faisant un détour par la Cité de l’Espace de Toulouse, sans oublier les richesses partagées provenant de la FAA, la DGAC, Météo France, l’AESA, la NASA et l’OACI et bien d’autres archives. Autre page appréciable, le site met à disposition des visiteurs une collection de liens tous très utiles:

http://blog.ac-versailles.fr/brevetinitiationaeronautique/index.php/category/Sites-web-a%C3%A9ro

Laurent Leroy a écrit plusieurs centaines d’articles sur son blog depuis janvier 2013. On peut se demander comment il fait pour glaner autant de pépites de l’actualité aéronautique mais de son propre aveu, il souhaiterait en faire plus et il reconnaît volontiers que le temps lui manque pour aborder plus de sujets. Cet enseignant d’Education Physique et Sportive est attiré depuis toujours par le vol. Au point qu’il décroche son brevet de pilote d’ULM. Il va ensuite rencontrer dans la communauté des pilotes d’Ultra-Légers Motorisés un autre enseignant, Pascal Bret, qui lui présente l’intérêt du BIA pour les jeunes. Il décide alors d’encadrer ces activités aéronautiques en passant l’examen et obtient le CAEA. En 2011, il fait le constat d’un manque de supports pour enseigner les modules du BIA et a l’idée d’utiliser les  TICE. Visiblement passionné par ce qu’il fait, il poste depuis des articles à un rythme régulier et assez soutenu vu la qualité des contenus qui demandent forcément beaucoup de préparation et de recherche. Il capte des informations d’intérêt indéniable et les partages. Concrètement aujourd’hui, n’importe quel enseignant CAEA peut faire cours grâce à son site si la salle est reliée à internet. N’importe quel candidat BIA-CAEA peut préparer son examen en puisant dans ses pages. Utile aussi, un moteur de recherche en haut à gauche vous donne tous les articles répondant à une demande. C’est grâce à la bonne volonté de gens comme Laurent Leroy que des générations d’aviateurs naissent lesquels peuvent revenir sur son site pour s’informer car les amateurs et professionnels de l’aéronautique peuvent trouver satisfaction dans ses articles qui réunissent des informations technologiques, commerciales, historiques, sportives, scientifiques et culturelles de l’aéronautique et de l’espace. Vraiment, allez jeter un oeil. Vous ne serez pas déçu mais surveillez tout de même la montre car vous risquez bien de ne pas décrocher:

http://blog.ac-versailles.fr/brevetinitiationaeronautique/

Enfin, en plus de ce travail, Laurent Leroy doit gérer au lycée l’association mise en place pour la construction du premier aéronef avec ses apprenants. Il souligne que cette réalisation n’aurait pu s’accomplir sans la complicité dans cette entreprise avec son collègue Jean-Louis Millan, instructeur de vol à voile. Ils ont le projet d’aller au prochain salon du Bourget pour présenter leur avion mais cherchent encore de nouvelles subventions. Laurent Leroy rappelle que sans ces soutiens précieux venus de messieurs Bret et Millan, ils n’en seraient pas là aujourd’hui, avec une telle activité aéronautique. Bravo et bonne chance pour ces beaux projets.

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BLACK SHEEP’S DEN – L’ANTRE DES TÊTES BRÛLÉES

There are some really nice aviator pubs and restaurants throughout the world, in Alabama, Georgia, North Carolina, New-York, in London, Farnborough, Gloucestershire, Paris, Le Bourget. Some only bear the name ‘aviator’ or another one relating to aviation.

AVIATORS BAR
Bar LES TETES BRULEES, 20 Rue Verdière, La Rochelle

While strolling down a street during the summer holidays, I stumbled upon a bar totally dedicated to pilots and aircraft in La Rochelle, France last summer. It was a bit busy on a sunny Saturday afternoon when I saw this sign « LES TÊTES BRÛLÉES » and a shield over the street corner on which I could make out a black sheep. Just above was an inverted-gull-shaped aircraft outline. The picture of a bull terrier on the awning could ring a bell too. This one wore sunglasses – there must be some fun in there, I mused. « Might it be Pappy Boyington’s den? » I wondered.

Some customers let us in and we were standing engrossed with the aviation world as if it were a dream. Flight suits and flight uniforms were hanging over tables. The bar – where laughter, grins and giggles are the norm – was surrounded with badges, aviation artifacts, aircraft and pilots photos up on the walls. There were aircraft models in a showcase, and several of them hanging all over the place. Some souvenirs were dedicated to naval aviation. It looked like a small – though dense – aviation hall of fame. There was a black sign above the bar featuring a short text in white letters, which said:

IN   WORLD   WAR  II ,

MARINE   CORPS   MAJOR

GREG   « PAPPY »   BOYINGTON

COMMANDED   A   SQUADRON

OF   FIGHTER   PILOTS ,   THEY

WERE   A   COLLECTION   OF

MISFITS   AND  SCREWBALLS

WHO   BECAME   THE   TERRORS

OF   THE   SOUTH   PACIFIC .

THEY   WERE   KNOWN   AS   THE

BLACK   SHEEP .

Sure, it rings a bell! This is the introductory text to the famous series « Baa Baa Black Sheep » about the brave VMA-214 pilots who operated from the Solomon Islands during the WW2, in the Pacific War. I could have heard the theme song from « The Whiffenpoof Song » turned into a drunk-voice, exhausted-though-happy chorus:

WE ARE POOR LITTLE LAMBS,

WHO HAVE LOST OUR WAY.

BAA! BAA! BAA!

Click off and listen:

AVIATORS PUBThe black sheep shield outside, the F4U Corsairs inside and this sign you cannot miss when you enter the pub make you breathe aviation history. Everything, even the lavatory walls covered with aviation slang graffiti, are very well in unison with the local atmosphere. Each conversation is focused on flying, pilots, aircraft, and of course fun!

There is a sort of an alcove in the back room made up of genuine airplane seats, artifacts, stickers and photos. You can even drink aviation. Even though Les Têtes Brûlées is not a POL depot you can be served a Kerosene, a great cocktail always served with a grin from the waiters. Jérôme, the boss, seem to be widely known in the aviation community, far beyond La Rochelle. Whoever they are. Pilots, flight attendants, crew members, engineers, aerospace lovers, they all know the Black Sheep’s den. Aviation geeks, this is a place where you have got to go for you can expect a nice welcome.

Click HERE to go to « Bar Les Têtes Brûlées »

Why Vought F4U Corsair « WHISTLING DEATH »?

EN FRANÇAIS:

Il y a dans le monde un bon nombre de bars et restaurants consacrés à l’aviation et quelquefois à l’aérospatiale: en Alabama, Géorgie, Caroline du Nord, New-York, à Londres, Farnborough, dans le Gloucestershire, à Paris, Le Bourget. Il y en a qui ne portent que le nom « aviateur » ou d’autres qui rappellent l’aviation ou l’espace.

Alors que je flânais dans une rue pendant les vacances d’été à la Rochelle, je suis tombé tout à fait par hasard sur un bar entièrement dédié aux pilotes et aux avions. C’était assez animé en ce samedi après-midi ensoleillé lorsque je vis l’enseigne « LES TÊTES BRÛLÉES » surplombant le coin de la rue, sur laquelle on pouvait distinguer un mouton noir.  Juste au dessus, la silhouette d’un avion aux ailes en W. L’image d’un chien bull-terrier sur l’auvent en terrasse me rappelait déjà quelque chose… Ce chien portait des lunettes de soleil – on doit bien s’amuser là dedans, songeai-je. Et voici ce que je me demandais soudain: « Se pourrait-il que cette échoppe soit une des antres de Pappy Boyington? »

Des clients devant le bar nous firent entrer et nous sommes restés un moment debouts, captivés par cet univers de l’aviation, comme si c’était en rêve. Des combinaisons de vol et uniformes de personnels navigants étaient suspendus au-dessus des tables. Le bar, où fou-rires, sourires et ricanements semblent de rigueur, était décorés d’insignes, de pièces de collection d’aviation, de photos d’avions et de pilotes qui tapissaient les murs. Il y avait des maquettes d’avion dans une vitrine, et plusieurs qui pendaient un peu partout. Des souvenirs évoquaient l’Aéronavale. Cela ressemblait à un petit, quoique dense, temple de l’aviation. Pour l’accueil, au dessus du bar est affiché un panneau noir rappelant une célèbre séries TV américaine en lettres capitales blanches, traduites de l’anglais:

PENDANT LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE,

LE COMMANDANT DES MARINES

GREG « PAPPY » BOYINGTON ÉTAIT

À LA TÊTE D’UNE ESCADRILLE

DE PILOTES DE CHASSE. CELLE-CI

ÉTAIT COMPOSÉE DE MARGINAUX

ET D’AVENTURIERS QUI DEVINRENT

LES TERREURS DU PACIFIQUE SUD

ON LES CONNAISSAIT SOUS LE NOM

DE « BLACK SHEEP » (MOUTON(S) NOIR(S))

Bien sûr que cela vous dit quelque chose! Il s’agit du générique de la célèbre série « Les Têtes Brûlées » qui retraçait la saga des courageux pilotes de chasse de l’escadron VMA-214 qui opéraient depuis les Îles Salomon pendant la seconde guerre mondiale. J’aurais pu même entendre la mélodie tirée de « The Whiffenpoof Song » transformée en un refrain à l’eau de vie entonné par des voix de soiffards épuisés:

NOUS SOMMES DE PAUVRES PETITS AGNEAUX,

QUI SE SONT ÉGARÉS.

BÊÊ! BÊÊ! BÊÊ!

Le mouton noir et cet insigne à l’extérieur qu’on ne peut pas manquer et les Chance Vought F4U Corsairs à l’intérieur, font que cet endroit, dès qu’on y met les pieds, respire l’histoire de l’aviation pour votre bonheur. Tout, même les murs des toilettes, est couvert de graffitis du jargon de l’aéronautique à l’unisson avec l’atmosphère des lieux. Chaque bribe de conversation est tournée vers le vol, les pilotes et les avions et bien sûr on s’y amuse beaucoup!

Il y a un genre d’alcôve dans l’arrière-salle faite d’authentiques sièges d’avions récupérés, de pièces de collection, d’autocollants et de photos. On peut même boire aviation. Même si les Têtes Brûlées n’est pas un dépôt des essences, on peut très bien vous y servir un « KEROSÈNE », un super cocktail toujours accompagné d’un grand sourire du personnel de la maison. Il semble que Jérôme, le patron, soit très connu dans la communauté aéronautique et bien au-delà de La Rochelle. Quels qu’ils soient, pilotes, PNC, membres d’équipage, mécaniciens, passionnés de l’aérospatiale, tous connaissent « l’antre du mouton noir ». Passionnés d’aviation, il faut absolument que vous vous y rendiez parce que vous pouvez être certains qu’on va vous y réserver un très bon accueil.

Cliquez ICI pour vous rendre au bar Les Têtes Brûlées.

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