DERNIÈRES INFOS AERONAUTIQUES BIA-CAEA

Le Bourget, SIAE 2009
LE BOURGET 2009 – Photo: Toni Giacoia

Oyez, oyez! Les inscriptions aux examens BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) et CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique) seront ouvertes à compter du lundi 1er février jusqu’au vendredi 11 mars 2016. En ce qui concerne l’Académie d’Orléans-Tours, toutes les informations sont à jour à cette page pour les départements du Centre-Val de Loire (Cher (18), Eure-et-Loir (28), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Loir-et-Cher (41) et Loiret (45):

http://www.ac-orleans-tours.fr/examens_et_concours/informations_examens/aeronautique_bia_et_caea/

Le BIA est une excellent moyen de s’initier à l’aviation et l’aérospatiale. Bon nombre de vocations aéronautiques sont nées de ce dispositif interministérielle et il connaît une croissance sans précédent depuis ces dernières années. Toutes celles et ceux qui ont suivi ce cursus ne le regrettent pas car on y apprend énormément de choses passionantes et le BIA peut entraîner des facilités sous formes d’aides lors des premières heures de vol des jeunes qui souhaitent devenir pilotes.

ENSEIGNEMENT AERONAUTIQUE

Voici une nouvelle page dédiée à l’enseignement aéronautique. Elle regroupe des liens qui dirigent vers des cours, des ressources pédagogiques, des livres, des annales et même des tests en ligne pour préparer le BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) et le CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique)

Afin de consulter cette page, cliquez sur l’onglet ci-dessus « BIA-CAEA » entre « Home » et « CATEGORIES » ou cliquez sur ce lien: http://airforces.fr/bia/

AIR-ENGLISH EVALUE VOTRE ANGLAIS AERO

Air-English website - Language Test for AviatorsAir-English est une société basée en Belgique et en Espagne (Barcelone) dont l’activité principale est d’évaluer le niveau d’anglais de tous les personnels navigants et non-navigants. Elle organise des sessions partout dans le monde, principalement en Belgique et en France, en Pologne et au Portugal. Les candidats pilotes peuvent passer l’examen FCL .055. Les contrôleurs peuvent tenter l’ELPAC certifiant un niveau OACI 4 minimum. Les mécaniciens avion peuvent faire valider un niveau d’anglais comme les agents de piste.

Les communications en langue anglaise sont primordiales pour les pilotes et contrôleurs. Le facteur humain est désigné comme cause unique dans presque 8 crashs aériens sur 10. Il est aussi clairement établi que la communication radiotéléphonique en anglais est majoritairement mise en cause pour les non-natifs et ferait même partie des cinq premières causes d’accidents d’après un rapport de la Flight Safety Foundation. Réussir à la qualification de radiotéléphonie FCL .055 ou à l’examen d’anglais OACI ELPAC n’est pas seulement un objectif qui permet de valider les cases XII et XIII de la licence de pilote de la DGAC. C’est aussi un progrès pour la sécurité des vols car tous les navigants sont concernés un jour ou l’autre. Aussi, on oublie souvent que toute station radio peut être sollicitée pour relayer une communication radio en cas de défaillance d’une station ou pire en cas de situation de détresse ou même d’urgence. Que fait-on si la station radio à secourir ne sait pas parler français? Il n’ont qu’à parler français me direz-vous. Après tout, le français est une des langues officielles de l’OACI. C’est sans doute injuste mais ce qui est en vigueur en France et dans de nombreux pays ne l’est pas dans les pays anglophones mais c’est un autre débat qui sera peut-être développé plus tard ici car en évolution. Des protestations ont été émises pour faire valoir la place des autres langues officielles: le français d’abord mais ce pourrait être le cas pour l’arabe, le chinois, l’espagnol et le russe.

D’après les retours d’expérience de l’examen FCL .055 proposé par Air-English, il semblerait qu’il soit un peu plus facile que l’examen proposé par la DGAC. Il ne faut pas croire toutefois que cela soit partie gagnée puisqu’il y a aussi des échecs et quelques questions ardues. Le format de cet examen est peut-être un peu plus facile en ce qui concerne l’écoute mais l’expression orale y est soigneusement évaluée même si l’anglais des procédures est un peu allégé car les pilotes VFR sont testés comme les pilotes IFR. Il n’y a donc pas de distinction IR/VFR comme cela se fait dans les centres d’examens de la DGAC, le champ d’évaluation couvre l’anglais général et aéronautique conformément à l’échelle de notation de l’OACI (ICAO English Language Proficiency Rating Scale). Les examinateurs alternent conversations et vol fictif agrémenté de situations inhabituelles.

Les aéroclubs peuvent demander à organiser des sessions privées et les examinateurs peuvent venir sur place évaluer les niveaux d’anglais des candidats ce qui fait qu’en fin de compte, même si le tarif de la session par candidat est un peu plus élevé, on peut s’y retrouver s’il fallait prévoir des frais de déplacement. Il semblerait que les retours d’expérience soient très satisfaisants. Un travail de professionnels pour des professionnels ou amateurs.

Les niveaux OACI 4, 5 et 6 peuvent être validés et Air-English ne se contente pas d’évaluer uniquement les pilotes et contrôleurs puisque des évaluations sont proposées avec certification pour les agents de piste et les mécaniciens aéronef de la Part 66 B1 vecteur & B2 système. Voir le lien ici. Ci-dessous une vidéo en anglais pour résumer, en quoi consiste l’examen ELP FCL .055(D):

CAEA – Certificat d’Aptitude à l’ENSEIGNEMENT AERONAUTIQUE

Les professionnels de l’aéronautique sont de plus en plus amenés à communiquer en anglais. Il importe de bénéficier d’une formation en anglais général mais aussi en anglais spécialisé pour pouvoir rester compétitif sans compter qu’il y va de la SECURITE DES VOLS (FCL .055, Part 66, etc).

Certains défauts de compréhension voire d’expression en anglais aéronautique ne viennent pas toujours de la terrible « barrière des langues » mais quelquefois aussi d’un manque de connaissances dans certains secteurs de l’aviation et de l’aérospatiale. C’est d’autant plus compréhensible que ces sciences couvrent de vastes domaines langagiers. Par exemple, l’ATPL et le CPL (licences pilote pour avions de ligne) totalisent 14 modules de formations qui concernent la sécurité des vols, la physique, le droit, la météorologie, la médecine, la communication et le facteur humain entre autres et que cela soit en anglais ou en français.

Deux exemples parmi tant d’autres:

  • Le terme anglais « CANOPY » peut à la fois désigner la verrière de l’avion de chasse, la voile du parachute mais aussi la canopée qui est l’étage supérieur d’une forêt. On comprend bien ici que lors de messages d’urgence échangés à basse altitude, l’usage des trois significations au travers du même terme pourrait engendrer une confusion.
  • Le terme « BEARING » peut désigner un roulement d’un train d’atterrissage ou de charnière de trappe par exemple. En navigation, ce même terme signifie aussi le gisement ou le relèvement par rapport à une balise par exemple. Il est ici peu probable que ce terme engendre une incompréhension mais c’est sans compter sur l’aspect phonétique. En effet, il est possible, pourquoi pas, d’entendre les noms propres « Bering » et « Baring » lors d’une conversation concernant un aéronef ou un vol.

Par conséquent, quiconque se lance dans l’anglais aéronautique à des fins de traduction ou de communication a certainement intérêt à étudier l’aérospatiale dans ses différents aspects tout en conservant une approche globale. C’est en quelque sorte ce que propose en France le CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique).

Le programme du CAEA, le même que celui du BIA mais en plus abondant, consiste en 5 modules:

I. MÉTÉOROLOGIE ET AÉROLOGIE

1. L’atmosphère;

2. Les masses d’air et les fronts;

3. Les nuages;

4. Les vents;

5. Les phénomènes dangereux pour le vol.

II.  AÉRODYNAMIQUE, AÉROSTATIQUE ET PRINCIPES DU VOL

1. La sustentation de l’aile, résistance de l’air, profils d’ailes, portance, traînée, polaire, finesse, moment;

2. Le vol stabilisé, le vol plané, le vol motorisé;

3. L’aérostation, les ballons à air chaud et les ballons gonflés au gaz;

4. Le vol spatial, la trajectoire de lancement, la mise en orbite, le vol orbital et spatial.

III. ETUDE DES AERONEFS ET DES ENGINS SPATIAUX

1. Classification des aéronefs et des engins spatiaux;

2. Les groupes motopropulseurs;

3. Structures et matériaux;

4. Les commandes de vol;

5. L’instrumentation de bord.

IV. NAVIGATION, REGLEMENTATION, SÉCURITÉ DES VOLS (NRS)

1. La navigation:

Les grands principes de la navigation; les outils de la navigation.

2. La réglementation aéronautique:

Les organisations; contrôle d’un aéronef; l’organisation de l’espace aérien; les titres aéronautiques.

3. Sécurité des vols:

La gestion des risques; performances humaines et limites; prise de décision.

V. HISTOIRE ET CULTURE DE L’AÉRONAUTIQUE ET DU SPATIAL

1. Du mythe à la réalité;

2. Des précurseurs aux pionniers;

3. Les enjeux militaires et les évolutions de l’aéronautique et du spatial.

L’intégralité de ce programme se trouve à cette adresse: http://cache.media.education.gouv.fr/file/11/36/0/ensel0691_annexe_398360.pdf

Le diplôme du CAEA permet à des étudiants, maîtres et professeurs de

Diplome CAEA Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Aeronautique
Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aeronautique

fournir un enseignement dans le domaine de l’aéronautique et de l’espace dans les établissements scolaires et universitaires. L’Education nationale exige l’encadrement de toute activité aéronautique en milieu scolaire ou universitaire par un détenteur du CAEA qui permet aussi sous certaines conditions de devenir instructeur en aéroclub sur avions ou ULM. A l’inverse, les instructeurs pilote privé ou pilote vol à voile sont reconnus titulaires, par équivalence, du CAEA.

L’examen du CAEA est orga­nisé dans chaque académie, par les Comités d’Initiation et de Recher­che Aéronautique et Spatiale (CIRAS). Les établissements proposant des sessions se sont multipliés ces dernières années et il est désormais plus facile de trouver un centre d’examen plus ou moins proche.

Le programme du CAEA a été établi par la COMIXA (COmmission MIXte Aéronautique entre ministère de l’Education Nationale et ministère des Transports). Le diplôme est délivré conjointement par les deux ministères. Il sanctionne une aptitude à enseigner l’aéronautique l’aérospatiale et même s’il n’a officiellement que Bac +2 comme équivalence, il est fortement recommandé de bien étudier tous les modules. En effet, si les pilotes et professionnels de l’aéronautique peuvent l’obtenir sans difficultés (il faut préciser qu’il s’agit d’un QCM), sans entraînement un pilote peut tout à fait échouer à cet examen car 20 questions sur 100 sont consacrées à l’histoire de l’aéronautique et quelques questions abordent l’espace.

Des épreuves facultatives sont possibles suivant les centres d’examen:

– aéromodélisme et fusées
– aérostats
– aérodynes
anglais aéronautique
– construction amateur

Pour la session 2016, l’anglais aéronautique sera la seule option retenue, elle permettrait de glaner au maximum deux points sur vingt de la note finale.

Le COMIXA et les CIRAS proposent aussi un BIA (Brevet d’Initiation à l’Aéronautique) dont le niveau de difficulté est bien plus abordable mais il ne permet pas d’encadrer une activité aéronautique ni d’enseigner.

En général, la date de clôture des inscriptions au CAEA et au BIA se situe à la mi-mars de chaque année et la date des examens à la mi-mai. Il n’y a qu’une session par an.

En ce qui concerne la demande d’obtention par équivalence du CAEA il y a 2 sessions par an. Les dossiers de demande doivent être adressés au plus tard:

  • mi-avril pour une session en juin
  • mi-septembre pour une session en octobre

Certains CIRAS et établissements proposent des formations pour préparer ces examens. Toutefois il est possible de se préparer en autodidacte grâce à la bibliographie suivante:

  • Manuel du pilote d’avion
  • Manuel du pilote de vol à voile
  • Manuel du pilote d’ULM. (Ed. CEPADUES)
  • A.C. Kermode – Mécanique du vol (Ed. Eyrolles)
  • VAILLANT, Météorologie (Fd. Teknea)
  • Manuel du CAEA (CIRAS/Académie de Créteil – Charles Pigaillem, Edition « CAEA-editvolez »)
  • Autres, et en particulier les productions de Météo France, du musée de l’air et de l’espace, du CNESS, etc.

Il convient de vous renseigner auprès de vos organismes et académies ou même par internet pour vérifier les textes officiels, un éventuel changement de programme, de modalité d’inscription, d’équivalence, de date de clôture d’inscription ou de date d’examen.

Texte officiel PLS / Tableau d’équivalence (about SLP NATO STANAG 6001)

A priori, pour les équivalences en anglais:

  • Pour obtenir une équivalence PLS 3333, vous avez besoin de présenter au minimum un TOEIC 785, un CPE, un CAE, un grade A du FCE ou un BEC Higher de l’Université de Cambridge, ou toute licence ou maîtrise en LEA ou LLCE.
  • Pour obtenir une équivalence PLS 2222, vous avez besoin de présenter au minimum un TOEIC 550, un grade B ou C du FCE ou un BEC Vantage de l’Université de Cambridge, ou un DEUG en LEA ou LLCE.
  • Pour obtenir une équivalence PLS 1111, vous avez besoin de présenter au minimum un TOEIC 225, un PET ou un BEC Preliminary de l’Université de Cambridge.

ATTENTION: Les textes ont déjà  changé plusieurs fois avec parfois des délais de publication et d’arrivée dans les unités. Mieux vaut s’adresser aux bureaux compétents de vos garnisons pour connaître les dernières normes en vigueur…

Pour plus d’informations et surtout concernant les autres diplômes tels que le DCL (à  vérifier car des changements peuvent être en cours si ce n’est déjà  fait) cliquez ci-dessous pour connaître les équivalences entre diplômes et PLS et plus spécialement en page 14 (annexe III) sur ce document paru au BO:

CIRCULAIRE N° 3897/DEF/CoFAT/DF/BCF/EMS

Autres documents:

http://www.cofat.terre.defense.gouv.fr/PJ/Documents/VotreEspace/Documentation/Langues/Circu_Langue_anglaise_2010.pdf

http://www.boc.sga.defense.gouv.fr/pdf/2009/2009_016_p_defb0950864j_45577.pdf

Rappels:

Le PLS 3333 est un impératif obligatoire pour pouvoir présenter une session PLS 4444. Toutefois, la certification Otan délivre désormais des PLS 4444 à  l’issue de ses sessions sans exiger d’attestation de PLS 3333. La certification Otan est un genre d’examen en langue anglaise qui permet d’évaluer les personnels susceptibles d’être affectés à un poste Otan.

Le PLS 4444 ne peut s’obtenir par équivalence. Le caractère spécifique de cette épreuve exigeant des connaissances professionnelles dans la langue explique que même le CPE de l’Université de Cambridge (niveau C2 du CECRL) ne peut déroger à cette règle.

Le PLS 5555 est en théorie réservé aux natifs érudits, voir le STANAG 6001 pour plus d’informations.