ALPHAJET SOLO DISPLAY ET MAXIME LENOIR DE NOUVEAU DANS LE CIEL

Alphajet Solo Display 2017 avec dérive MAX de Maxime Lenoir
ALPHAJET SOLO DISPLAY 2017

Ils seront à Limoges ces samedi et dimanche, 8 et 9 juillet 2017. Et de belle manière! C’est l’équipe de la nouvelle présentation acrobatique Alphajet Solo Display qui a plaidé en faveur de l’as tourangeau. Maxime Lenoir, le virtuose du looping en 1914 sur Blériot XI, le meilleur as de la bataille de Verdun sur son Nieuport « MAX » puis son SPAD VII « Trompe la Mort »! Alors que les combats font rage, il est porté disparu le lendemain de la reprise de Fort Douaumont, au nord de Verdun, le 25 octobre 1916. Il est ensuite oublié pendant presque un siècle.

Maxime Lenoir sur avion MAX Nieuport
(Maxime Lenoir n’est pas né à Paris mais à Chargé dans l’Indre-et-Loire)

Maxime Lenoir aurait pu rester au fond des oubliettes. Heureusement que le journaliste et auteur Didier Lecoq retrouva la trace de ce virtuose de l’air il y a quelques années. Il parvient à le faire reconnaître au niveau national puisque Maxime Lenoir est retenu pour être mis à l’honneur le 19 septembre 2014. Il est cité comme le héros de l’Indre-et-Loire dans l’opération 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux. L’as tourangeau est ensuite célébré dans son village natal de Chargé dans l’Indre-et-Loire à l’occasion de la commémoration de l’armistice le 11 novembre 2016 et du centenaire de sa disparition. Une plaque est apposée à l’entrée de l’école à côté de la mairie. Le même jour, elle est baptisée « École Maxime Lenoir ». Il serait trop long d’énumérer ici les prouesses de l’aviateur civil puis militaire qu’était Maxime Lenoir. Vous trouverez plus d’informations ici: aeroplanedetouraine.fr et là: airforces.fr et notamment dans la deuxième partie du livre Une autre histoire de l’aviation.

Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec MAX de Maxime LenoirRevoir MAX en bleu-blanc-rouge sur un avion était encore impensable il y a quelques mois. De même il était impensable de revoir la présentation acrobatique Alphajet Solo Display, stationnée à l’École de l’Aviation de Chasse de Tours. Ses deux futurs pilotes « Filou » et « Jim », comme par hasard, font partie du trio qui survole Chargé en hommage à l’enfant du pays qui était aussi l’as de Verdun au plus fort de la bataille. Peu de temps après, ils s’entraînent durement avec l’aide de leur coach « Zippo », un ancien pilote de la Patrouille de France, pour peaufiner des numéros aussi audacieux que les loopings de Maxime Lenoir sur son Blériot XI « Backjumper ». Maxime aurait sans doute aimé voir cela, lui qui sauvait la vie de ses camarades en osant des parades acrobatiques au milieu des Fokker en chasse, sur son Nieuport « MAX » et en Caudron et SPAD « Trompe la Mort ». Les mécaniciens ont accompli un travail d’orfèvre en peignant les motifs à tribord de l’escadrille SPA 85 « La folie » dont c’est le centenaire cette année. On reconnaît Eugene Bullard, le boxeur et pilote de chasse de l’escadrille Lafayette, qui a fait l’objet de recherches méticuleuses de Robert Pezzani car ce pilote américain de couleur (rares à l’époque) volait à centre américain de formation au pilotage à Tours, sur l’actuelle base de Parçay-Meslay. C’est à bâbord qu’on distingue clairement la silhouette du buste de Maxime Lenoir avec un magnifique MAX en bleu-blanc-rouge comme autrefois. Jim a disposé les éléments et même redessiné l’inscription « Ajt Lenoir » sur le modèle des peintures sur fond bleu qu’on peut voir sur les fuselages de la Patrouille de France. Celle de l’Alphajet E42 du Solo Display est particulièrement réussie car elle est sur fond blanc. Ceux qui ont eu la chance de l’approcher peuvent témoigner de la beauté de l’ensemble.

Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec l'escadrille SPA85 La Folie et Eugene Bullard

De même que MAX repart pour des séries de boucles et de vrilles, l’Alphajet Solo Display renaît de ses cendres. Les deux pilotes tourangeaux on commencé leurs représentations en France et en Espagne (à Léon). Ils ont survolé les 24 Heures du Mans le 17 juin. D’après ce qui est prévu, pour l’instant, ils seront à l’affiche aux meetings aériens suivant:

La performance physique, le travail et l’expérience ont produit une performance artistique très appréciée des spectateurs qui reconnaissent volontiers que ce spectacle vaut le détour.

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UNE AUTRE HISTOIRE DE L’AVIATION – Le Livre Vient de Paraître

UNE AUTRE HISTOIRE DE L'AVIATION, le livre

Le MEILLEUR AS de la BATAILLE DE VERDUN fut OUBLIÉ pendant UN SIÈCLE !

Il s’appelait Maxime Lenoir. Les combattants allemands le connaissaient comme le loup blanc. Ses exploits furent cités dans la presse française et étrangère. Il était l’aviateur tourangeau le plus célèbre en 1916.

Vous pouvez taper « Maxime Lenoir », ou « une autre histoire de l’aviation » dans la recherche sur Amazon.

Le livre en résumé:

Régulièrement, on nous sert une histoire de l’aviation différente d’un pays à l’autre, qu’on soit en France, au Japon, en Allemagne, en Angleterre ou aux États-Unis.

  • Connaît-on vraiment l’œuvre de Clément Ader?
  • Pourquoi maintient-on que les frères Wright ont volé les premiers, et ont même tout inventé de l’aviation (pourquoi pas, tant qu’on y est!) alors que Gustave Whitehead aurait volé bien avant eux?
  • Pourquoi la première montgolfière fut un événement aussi important que l’alunissage d’Apollo 11?
  • Quel est ce génie qui faisait voler des drones électriques (oui, oui, vous avez bien lu!) en Indre-et-Loire au XIXe siècle?
  • Pourquoi Léonard de Vinci aurait-il été ravi d’assister à un spectacle en mai 1914 près d’Amboise, lieu de sa dernière résidence?
  • Pourquoi Maxime Lenoir, le meilleur pilote de chasse de la bataille de Verdun est-il resté si peu connu pendant un siècle?

Ces questions et bien d’autres vont être abordées dans une autre vision de l’histoire de l’aéronautique. Des toutes premières tentatives relatées dans le monde, aux ballons à air chaud à l’aube de la Révolution française, jusqu’à ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines. Il s’agit de retracer ce qui a fait que l’homme vole depuis l’antiquité jusqu’à 1916. La seconde partie est consacrée à l’as Maxime Lenoir et l’importance de la guerre aérienne lors de la Première Guerre mondiale, au dessus des tranchées dans le ciel de Verdun.

Cet ouvrage s’adresse à un large public: aux curieux, aux passionnés, aux chercheurs et aux étudiants du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique) et CAEA (Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique) pour lesquels un module du cursus est consacré à l’histoire de l’aviation et de l’espace. De nombreuses images, vieilles photos et cartes postales anciennes illustrent cet ouvrage pour témoigner de cette fabuleuse épopée, cette aventure humaine qui finira au bout d’un long périple par conquérir l’air et même par guerroyer dans le ciel.

Il est conseillé d’attendre pour la version e-book. Une nouvelle version sera proposée. Le livre broché est par contre très réussi. Il est disponible sur Amazon: http://amzn.eu/hNVuTjH
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L’AS DE VERDUN CÉLÉBRÉ

Crash Maxime Lenoir Verdun Tombe Six obus par mètre carré sont tombés pendant la bataille de Verdun. Des milliers de vies furent emportées pendant 300 jours. Comme beaucoup d’autres villages, Chargé égrène ses morts pour la France en ce matin du 11 novembre 2016. Dans ce sinistre décompte, chaque poilu tombé reste un drame, une douleur dans chaque famille. LENOIR Maxime figure dans cette longue liste. Il fut porté disparu le 25 octobre 1916 jusqu’à ce que le journaliste Didier Lecoq ne découvre une photo d’un collectionneur berlinois qui montre un SPAD VII disloqué avec une croix plantée et gravée par les Allemands pour rendre les honneurs à celui qui fut l’as de Verdun. Les pilotes allemands redoutaient ses attaques, pourtant souvent solitaires. Seuls les as avaient ce privilège. Si Jean Navarre est toujours reconnu comme « la sentinelle de Verdun », cette disparition laissant peu de traces a plongé Maxime Lenoir dans l’oubli pendant presqu’un siècle. Le mystère empêchait le deuil et la commune attendait une confirmation pour célébrer son héros. C’est fait. Il avait déjà été célébré le 19 septembre 2014 comme le héros de Tours et de l’Indre-et-Loire mais il y avait toujours des incertitudes sur sa disparition. Depuis ce matin, l’école du village de Chargé s’appelle désormais École Maxime Lenoir. Le maire de la commune Pascal Dupré et son adjointe Marie-Noëlle Mailliez décidèrent en janvier de préparer une journée de commémoration. Il faut quand même rappeler que Maxime Lenoir faisait partie des quelques rares pilotes avant la guerre à pouvoir réaliser dix loopings d’affilée dès février 1914. Il faisait le tour de France pour donner des shows aériens avec son numéro Looping the loop, bouclant la boucle.

Maxime Lenoir aeroplane Looping the Loop sur Blériot XI

Son talent et son courage lui ont ensuite permis de se retrouver parmi les meilleurs pilotes de chasse au monde, cités dans la presse internationale. D’après le journaliste Jacques Mortane, l’avion de Maxime Lenoir était connu comme le loup blanc. Toujours derrière les lignes ennemies, son biplan rentrant souvent criblé de balles, le destin de l’as de Verdun s’est arrêté là, à quelques kilomètres au nord du fort de Douaumont, au lendemain de la reprise du bastion par les poilus. Douaumont reconquis, le général von Falkenhayn savait que la suite de la guerre serait très dure pour les Allemands.
Photo musée de l'air et de l'espace MA 33504 Navarre Fequant Lenoir Si on se souvient des fantassins qui ont tout donné dans les tranchées pour tenir leurs positions à Verdun, on oublie trop souvent que la bataille de Verdun s’est jouée dans les airs et que les pilotes de chasse n’étaient pas nombreux pour affronter les terribles Fokkers des Allemands en février 1916. Lorsque le général Pétain devant ses lignes exsangues, demande au commandant Charles de Tricornot de Rose « De Rose, je suis aveugle ! Balayez-moi le ciel ! Sinon, c’est simple, Verdun sera perdue. » Et si Verdun avait été perdue, la France aurait probablement perdu la guerre. Lenoir à l’escadrille N23 et son ami Navarre à la N67 voisine seront les fers de lance sur leurs nouveaux Nieuport et SPAD. Leurs efforts seront renforcés d’escadrilles dotées du Farman F.40 qui anéantiront à la fois les ballons Drachen lourdement défendus et mettront à la peine les Fokkers. Le bras de fer gagné dans le ciel de Verdun, l’artillerie française reprendra l’avantage pour anéantir les espoirs de von Falkenhayn. Navarre blessé, Lenoir va devenir l’as comptant le plus de victoires sur Verdun, il sera le premier à abattre un Drachen officiellement, le premier à abattre un bombardier Gotha avant même Guynemer. Il va enfin devenir le premier double-as mort au combat, le troisième as français abattu après Pégoud et de Rochefort.
En cette journée du souvenir, des enfants de l’école de Chargé chantent la Marseillaise devant le monument au mort. Jamais le village n’a connu une telle affluence pour le 11 novembre. Il faut dire que la commune a tout prévu pour cette journée dédiée aux poilus, qui est aussi le centenaire de la mort de Maxime Lenoir. Après la mise en place, le maire accueille la députée Claude Greff, le secrétaire général de la préfecture d’Indre-et-Loire Jacques Lucbereilh, le conseiller départemental Rémi Leveau, et l’inspecteur de l’éducation nationale Patrick Seweryn. L’armée de l’air est venue en nombre, les associations d’anciens combattants et retraités militaires de l’armée de l’air aussi pour rendre hommage aux morts pour la France et plus particulièrement à l’as de Verdun. Sans le président de l’Armil 37, Michel Camus, qui tenait à participer à l’événement, il n’y aurait pas eu de porte-drapeau. C’est Charles Bonté qui a répondu à l’appel ce jour-là pour honorer les morts au combat. Le village leur doit une fière chandelle.
Blériot XI Jean-Yves Valor La veille, un Blériot XI fut courageusement acheminé depuis la Haute-Vienne par Jean-Yves Valor et l’association Les Ailes Limousines dans la salle des fêtes. Après la cérémonie devant le monument de la Première Guerre mondiale, le maire et les officiels font des discours très appréciés qui rappellent le sens de cette manifestation devant la famille Lenoir, Abel Anjorand (l’historien local), Philippe Girard (dont la famille jadis accueillit l’acrobate du ciel dans leur ferme de la Girardière), et Didier Lecoq, sans lesquels rien ne serait jamais arrivé. Et notamment cette inauguration qui était impensable il y a seulement trois ans. C’est aussi grâce au groupe de travail mis en place avec les adjoints au maire Marie-Claude Métivier, Gérald Letourmy et bien d’autres villageois. Le maire et deux élèves dévoilent une superbe plaque à l’entrée de l’école du bourg avec la silhouette du pionnier de l’aviation qui fut jadis un écolier dans cet établissement. La aussi, la boucle est bouclée. Le maire vient de rappeler dans son discours que Maxime Lenoir avait été vigneron avant d’être pilote et que déjà il préférait les loopings aux tonneaux. Soudain, comme un miracle, trois Alphajets de l’École de l’Aviation de Chasse de la base aérienne 705 défilent au-dessus de l’école et la mairie, puis font un second passage de nouveau sous les applaudissements le long de la Loire. Comme pour rappeler que Maxime Lenoir fut porté en triomphe devant la mairie après avoir produit ses merveilleux loopings sur Blériot XI à la mi-mai 1914.
Une très intéressante exposition couvre une grande partie de la salle sur le Farman F.40, jadis très engagé dans la reconquête aérienne à Verdun. Les entreprises Farman, Corvaisier et Galilé, implantées à Joué-les-Tours apportent ainsi leur soutien. De même l’association Ailex et Classique Aéro d’Orbigny exposent un moteur Le Rhône 7A et plusieurs pièces de Blériot. La salle polyvalente a un air de petit musée du Bourget avec ces reliques d’une aviation d’un autre âge. Rien d’étonnant à cela car le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget a apporté son concours grâce à quelques photos ô combien précieuses car elle permettent de deviner l’importance de l’aviation dans la victoire à Verdun. L’après-midi est consacré aux expositions dont celle de la classe de Virginie Charbonnier, enseignante à Chargé, remarquablement enrichie par les uniformes, armes et ustensiles d’époque pour revivre l’atmosphère des tranchées et la conquête de l’air vécue par le pionnier local de l’aviation. Dans la collection de Claude Peyon, un témoignage poignant est exposé : un livret taché du sang de son grand-père alors sur le front, remis à sa grand-mère pour lui signifier son décès. Parmi toutes ces pièces de collection, on ne peut pas manquer la superbe maquette du SPAD VII « Trompe la Mort III » réalisée par l’association Delta Reflex présidée par Jean-Pierre Bézard en soutien à la BA 705 dans cette commémoration. C’est avec un talent d’orfèvre que Claude Bodier a monté le haubanage du biplan qui est maintenant confié à la commune.
Puis vient le temps des conférences et débats. Didier Lecoq retrace la carrière de Maxime Lenoir. L’auditoire est bien servi car le conférencier n’est autre que le journaliste qui a le premier fait resurgir le héros de Chargé il y a plusieurs années. Enfin le lieutenant-colonel Romain Béthoux explique comment la guerre aérienne se faisait et comment elle a lieu de nos jours. Les spectateurs écoutent avec grand intérêt le témoignage de cet expert qui, avant de devenir le commandant de l’École de l’Aviation de Chasse, était tout de même le leader de la Patrouille de France. L’auditoire écoute subjugué lorsqu’il raconte comment des avions à réaction peuvent enchaîner des figures à seulement deux mètres de distance. Les questions pleuvent mais le brillant pilote a toujours la réponse.
Tout au long de la journée, les familles emmènent les plus petits à la cabine du Jaguar exposée par le CIRFA. Dans la salle Julia Daudet (expositions) un projet de livre sur l’histoire de l’aviationCommémoration Maxime Lenoir 11 novembre 2016 école est présenté avec en seconde partie l’histoire de Maxime Lenoir. Il sera publié prochainement. Sa sortie sera annoncée à la page http://airforces.fr/pall/. Une brève présentation du BIA-CAEA est également faite pour ceux qui souhaitent s’initier aux joies de l’aéronautique. Avec le superbe chalet crêperie-buvette, ce 11 novembre à Chargé ressemble à un mini salon de l’histoire et de l’aviation. Même le soleil est de la partie. On n’a jamais vu un 11 novembre de la sorte et cela pourrait bien, pourquoi pas, donner des idées à d’autres communes. Encore faut-il avoir un pilote de cette étoffe dans sa ville pour réaliser un hommage de cette envergure. Il fut un des très rares pilotes à recevoir à la fois la grande médaille d’or de l’Aéro-Club de France et la médaille de guerre de l’Aero Club of America. L’enfant du pays est en quelque sorte revenu sur la terre de ses premiers exploits. Mais l’histoire ne se termine pas vraiment. Des recherches sont toujours menées pour tenter d’en savoir un peu plus. Et puis d’autres belles surprises pourraient venir du ciel dans les années à venir, mais nous en saurons plus bientôt…

Toni Giacoia

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Il y a 100 Ans Aujourd’hui, l’AS DES AS DE VERDUN disparaissait

Maxime LENOIR parmi les as français as des as jeu de cartes
Maxime LENOIR au centre parmi les as français

L’AS DES AS DE VERDUN 1916

25 octobre 2016 – (reprise de l’article http://airforces.fr/2014/12/22/among-greatest-pilots-maxime-lenoir-destiny/) Au plus fort de la bataille de Verdun, le lendemain de la reprise du fort de Douaumont, Maxime Lenoir devenait ce 25 octobre 1916 le 7e pilote français mort au combat sur son SPAD VII « Trompe la Mort« , mais il était aussi à ce moment-là:

L’as des as de Verdun depuis 4 mois
L’As des as des Alliés morts au combat
Le 1er double as français mort au combat
Le 3e as au monde en nombre de victoires parmi les pilotes morts au combat
Le 3e as français mort au combat après Pégoud et de Rochefort

D’après les recherches, il semble qu’il fut le premier pilote au monde à abattre un ballon de type Drachen en juin 1915. Il semblerait qu’il fut le premier au monde à abattre un Gotha le 25 septembre 1916. Maxime Lenoir a beaucoup souffert de ce combat qui lui a laissé une blessure sur le coin de l’oeil gauche. A l’exception d’une poignée de pilotes valeureux, ni René Fonck, ni les autres as alliés ne seraient parvenus à abattre une telle forteresse volante en 1916. Seuls Guynemer, avec l’aide de Chainat auraient enregistré une victoire sur Gotha le 8 février 1917. Quant à Nungesser, le redoutable, il en aurait descendu deux. Enfin et surtout, Maxime Lenoir, l’as aux 11 victoires, a été un des premiers à être décoré de la Legion d’honneur, la Médaille militaire, la Croix de guerre avec 8 palmes et 9 citations. Chose tout à fait exceptionnelle, on lui a aussi décerné les médailles d’or de l’ Aeroclub d’Amérique et de l’Aéroclub de France. Il a été le premier as avec entre autre Guynemer à recevoir de telles distinctions.

Didier Lecoq (journaliste à La Nouvelle République, co-auteur de L’Aviation militaire en Indre-et-Loire) a le premier fait resurgir Maxime Lenoir, l’as oublié, ce ‘“Guynemer de Touraine”’ depuis au moins 2010. Sans lui, Lenoir serait toujours un as oublié.

Maxime Lenoir, formé à Buc, exécutait à travers la France des représentations ‘“Looping the loop”’ sur Blériot XI depuis au moins le 7 février 1914.
Lenoir avait 11 victoires (la plupart remportées sur Nieuport) lorsqu’il fût porté disparu le 25/10/1916. En septembre 2014, Didier Lecoq (co-auteur de L’Aviation militaire en Indre-et-Loire) découvre que Lenoir a été abattu :

http://aeroplanedetouraine.fr/croix-rouge/

Puis en novembre 2015 il reçoit l’information d’un historien collectionneur berlinois selon laquelle Lenoir aurait aussi reçu l’honneur d’une croix gravée par les allemands :

http://aeroplanedetouraine.fr/lenoir_tombe/

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FORMER AVIATION TEMPLE 1st AEROBATICS SCHOOL

Few people know that there was a major aerodrome near Paris more than a century ago. Though Louis Blériots’s Aeroparc contributed a lot to aviation history, it was demolished in 1970. Villagers, aviation fans and historians made a decision of renovating the remains of this aviation temple which. There used to be a splendid video reconstruction which unfotunately no longer exists.

Renovation of  Aéroparc’s Entrance in Buc

(from Xavier Cotton’s article in French)

Louis Blériot's Aéroparc entrance being renovated
Louis Blériot’s Aéroparc entrance being renovated – early Sept. 2015

For the 100th anniversary of the English Channel crossing by Louis Blériot, a well-documented publication was released in 2009 – « Buc à travers l’aviation« . A Mirage III R was given too, by SECAMIC company. This Dassault recce aircraft can be seen in Avenue Jean Casale between Buc and Toussus-le-Noble, France. The Buc citizens could proudly look back at their prestigious aviation past as Buc and Toussus-le-Noble airfields used to be an aviation history cradle.

Villagers and historians wanted to value their aeronautical heritage in 2012 and they made a decision of setting a renovation project of Blériot’s Aéroparc entrance which is located at the beginning of Guynemer Avenue. Many documents from archives allowed them to incentivize an accurate reconstruction. As the pictures show, the renovation works have already begun as of September 2, 2015.

At the same time, the statue erected to commemorate Jean Casale (1893-1923), WWI ace and Blériot’s test pilot et pilote d’essai aux établissements Blériot, will also be restored for it has been damaged by the effects of time. As far as the Mirage III R is concerned, it would also need a new coat of paint.

AÉROPARC LOUIS BLÉRIOT IN BUC, FRANCE 1914 - Toni Giacoia collection
AÉROPARC LOUIS BLÉRIOT IN BUC, FRANCE 1914 – Toni Giacoia’s collection

You can support this work to renovate this important remnant of aviation history by making a tax-deductible donation at a rate of 60% through the Heritage Foundation (Fondation du patrimoine). Please, click on the link hereafter to see the project: https://www.fondation-patrimoine.org/fr/ile-de-france-12/tous-les-projets-593/detail-aeroparc-louis-bleriot-de-buc-13201 and it is possible to download the donation form at : http://www.mairie-buc.fr/images/stories/newsletter/novembre2012/bulletin_de_souscription_BUC.pdf.

Louis Blériot won international renown as well as his presence at the very first Paris Air Show (Salon de l’Aéronautique which occurred at « Le Grand Palais » in Paris instead of Le Bourget) in late 1909 thanks to his Channel crossing on July 25, 1909. He had crossed the English Channel on his Blériot XI monoplane which is still  exhibited at the Musée des Arts et Métiers. Accordingly, Blériot-Aéronautique received a lot of aeroplane orders since then. Louis Blériot wanted to open a flying school. He established his school near Paris, to the south of Versailles on Buc airfield in order to train pilots and test new flying machines. It was inaugurated on November 13th, 1912. The whole airfield and compound was called Aerodrome Louis Blériot.

There was a monumental gate before the main building which looked like a castle. It was the very heart of the school as well as a hotel for the student pilots and a restaurant. Hangars and grandstands were added so as to organise airshows. Many great aviators and aces landed and took off at Blériot’s Aérodrome such as Roland Garros, Maryse Bastié, Maxime Lenoir, Edmond Perreyon and the Swiss John Domenjoz. Célestin Adolphe Pégoud nicknamed « Le roi de l’air » – « King of the air » – was one of the first pilots looping the loop. Here is a video shot on September 21st, 1913 in front of a 200,000 attendance above Blériot’s aerodrome in Buc:

The airfield was very active during WW1 thanks to its SPADs, then in the 1920s. The downturn of the Aéroparc started when Louis Blériot passed away on August 2, 1936. Aéroparc Louis Blériot was occupied by the German troops during WWII and was bombed by the Allies several times in 1944. The Aéroparc facilities were given back to Blériot-Aéronautique but it was left in tatters. The movements stopped in 1966 and it was closed down in 1970 before being demolished a few years after. The remnants of the monumental gate were all that is left from this exceptional past. Therefore, the Aéroparc renovation aims at valuing this site’s aviation history heritage.

Sources :
« Passion pour l’Aviation » from Xavier Cotton’s article in French
First photo : Toni Giacoia  ( http://fclanglais.fr/ )
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