BLACK SHEEP’S DEN – L’ANTRE DES TÊTES BRÛLÉES

There are some really nice aviator pubs and restaurants throughout the world, in Alabama, Georgia, North Carolina, New-York, in London, Farnborough, Gloucestershire, Paris, Le Bourget. Some only bear the name ‘aviator’ or another one relating to aviation.

AVIATORS BAR
Bar LES TETES BRULEES, 20 Rue Verdière, La Rochelle

While strolling down a street during the summer holidays, I stumbled upon a bar totally dedicated to pilots and aircraft in La Rochelle, France last summer. It was a bit busy on a sunny Saturday afternoon when I saw this sign “LES TÊTES BRÛLÉES” and a shield over the street corner on which I could make out a black sheep. Just above was an inverted-gull-shaped aircraft outline. The picture of a bull terrier on the awning could ring a bell too. This one wore sunglasses – there must be some fun in there, I mused. “Might it be Pappy Boyington’s den?” I wondered.

Some customers let us in and we were standing engrossed with the aviation world as if it were a dream. Flight suits and flight uniforms were hanging over tables. The bar – where laughter, grins and giggles are the norm – was surrounded with badges, aviation artifacts, aircraft and pilots photos up on the walls. There were aircraft models in a showcase, and several of them hanging all over the place. Some souvenirs were dedicated to naval aviation. It looked like a small – though dense – aviation hall of fame. There was a black sign above the bar featuring a short text in white letters, which said:

IN   WORLD   WAR  II ,

MARINE   CORPS   MAJOR

GREG   “PAPPY”   BOYINGTON

COMMANDED   A   SQUADRON

OF   FIGHTER   PILOTS ,   THEY

WERE   A   COLLECTION   OF

MISFITS   AND  SCREWBALLS

WHO   BECAME   THE   TERRORS

OF   THE   SOUTH   PACIFIC .

THEY   WERE   KNOWN   AS   THE

BLACK   SHEEP .

Sure, it rings a bell! This is the introductory text to the famous series “Baa Baa Black Sheep” about the brave VMA-214 pilots who operated from the Solomon Islands during the WW2, in the Pacific War. I could have heard the theme song from “The Whiffenpoof Song” turned into a drunk-voice, exhausted-though-happy chorus:

WE ARE POOR LITTLE LAMBS,

WHO HAVE LOST OUR WAY.

BAA! BAA! BAA!

Click off and listen:

AVIATORS PUBThe black sheep shield outside, the F4U Corsairs inside and this sign you cannot miss when you enter the pub make you breathe aviation history. Everything, even the lavatory walls covered with aviation slang graffiti, are very well in unison with the local atmosphere. Each conversation is focused on flying, pilots, aircraft, and of course fun!

There is a sort of an alcove in the back room made up of genuine airplane seats, artifacts, stickers and photos. You can even drink aviation. Even though Les Têtes Brûlées is not a POL depot you can be served a Kerosene, a great cocktail always served with a grin from the waiters. Jérôme, the boss, seem to be widely known in the aviation community, far beyond La Rochelle. Whoever they are. Pilots, flight attendants, crew members, engineers, aerospace lovers, they all know the Black Sheep’s den. Aviation geeks, this is a place where you have got to go for you can expect a nice welcome.

Click HERE to go to “Bar Les Têtes Brûlées”

Why Vought F4U Corsair “WHISTLING DEATH”?

EN FRANÇAIS:

Il y a dans le monde un bon nombre de bars et restaurants consacrés à l’aviation et quelquefois à l’aérospatiale: en Alabama, Géorgie, Caroline du Nord, New-York, à Londres, Farnborough, dans le Gloucestershire, à Paris, Le Bourget. Il y en a qui ne portent que le nom “aviateur” ou d’autres qui rappellent l’aviation ou l’espace.

Alors que je flânais dans une rue pendant les vacances d’été à la Rochelle, je suis tombé tout à fait par hasard sur un bar entièrement dédié aux pilotes et aux avions. C’était assez animé en ce samedi après-midi ensoleillé lorsque je vis l’enseigne “LES TÊTES BRÛLÉES” surplombant le coin de la rue, sur laquelle on pouvait distinguer un mouton noir.  Juste au dessus, la silhouette d’un avion aux ailes en W. L’image d’un chien bull-terrier sur l’auvent en terrasse me rappelait déjà quelque chose… Ce chien portait des lunettes de soleil – on doit bien s’amuser là dedans, songeai-je. Et voici ce que je me demandais soudain: “Se pourrait-il que cette échoppe soit une des antres de Pappy Boyington?”

Des clients devant le bar nous firent entrer et nous sommes restés un moment debouts, captivés par cet univers de l’aviation, comme si c’était en rêve. Des combinaisons de vol et uniformes de personnels navigants étaient suspendus au-dessus des tables. Le bar, où fou-rires, sourires et ricanements semblent de rigueur, était décorés d’insignes, de pièces de collection d’aviation, de photos d’avions et de pilotes qui tapissaient les murs. Il y avait des maquettes d’avion dans une vitrine, et plusieurs qui pendaient un peu partout. Des souvenirs évoquaient l’Aéronavale. Cela ressemblait à un petit, quoique dense, temple de l’aviation. Pour l’accueil, au dessus du bar est affiché un panneau noir rappelant une célèbre séries TV américaine en lettres capitales blanches, traduites de l’anglais:

PENDANT LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE,

LE COMMANDANT DES MARINES

GREG “PAPPY” BOYINGTON ÉTAIT

À LA TÊTE D’UNE ESCADRILLE

DE PILOTES DE CHASSE. CELLE-CI

ÉTAIT COMPOSÉE DE MARGINAUX

ET D’AVENTURIERS QUI DEVINRENT

LES TERREURS DU PACIFIQUE SUD

ON LES CONNAISSAIT SOUS LE NOM

DE “BLACK SHEEP” (MOUTON(S) NOIR(S))

Bien sûr que cela vous dit quelque chose! Il s’agit du générique de la célèbre série “Les Têtes Brûlées” qui retraçait la saga des courageux pilotes de chasse de l’escadron VMA-214 qui opéraient depuis les Îles Salomon pendant la seconde guerre mondiale. J’aurais pu même entendre la mélodie tirée de “The Whiffenpoof Song” transformée en un refrain à l’eau de vie entonné par des voix de soiffards épuisés:

NOUS SOMMES DE PAUVRES PETITS AGNEAUX,

QUI SE SONT ÉGARÉS.

BÊÊ! BÊÊ! BÊÊ!

Le mouton noir et cet insigne à l’extérieur qu’on ne peut pas manquer et les Chance Vought F4U Corsairs à l’intérieur, font que cet endroit, dès qu’on y met les pieds, respire l’histoire de l’aviation pour votre bonheur. Tout, même les murs des toilettes, est couvert de graffitis du jargon de l’aéronautique à l’unisson avec l’atmosphère des lieux. Chaque bribe de conversation est tournée vers le vol, les pilotes et les avions et bien sûr on s’y amuse beaucoup!

Il y a un genre d’alcôve dans l’arrière-salle faite d’authentiques sièges d’avions récupérés, de pièces de collection, d’autocollants et de photos. On peut même boire aviation. Même si les Têtes Brûlées n’est pas un dépôt des essences, on peut très bien vous y servir un “KEROSÈNE”, un super cocktail toujours accompagné d’un grand sourire du personnel de la maison. Il semble que Jérôme, le patron, soit très connu dans la communauté aéronautique et bien au-delà de La Rochelle. Quels qu’ils soient, pilotes, PNC, membres d’équipage, mécaniciens, passionnés de l’aérospatiale, tous connaissent “l’antre du mouton noir”. Passionnés d’aviation, il faut absolument que vous vous y rendiez parce que vous pouvez être certains qu’on va vous y réserver un très bon accueil.

Cliquez ICI pour vous rendre au bar Les Têtes Brûlées.

WWI AIR COMBAT – WHAT IT CAME DOWN TO

What is more natural than looking back over major aviation innovations of the Great War today, the anniversary of the Armistice? Here is a very interesting video posted by the BBC on how the fighter pilots dealt with reconnaissance, bombing missions and dogfight techniques. Primitive flight controls are well explained as is the interest of performing missions with a triplane aircraft – three sets of wings are necessarily more narrow, providing the pilot with a better visual field.

From the flimsy Blériot XI to Sopwiths and Fokkers, the first aces developed early methods that are always taught in fighter schools even though beyond-visual-range air combat has taken over since. Major Charles Tricornot de Rose was considered by many as the father of air fighting as early as 1914. Then as shown in this video, the German ace Oswald Boelcke laid out a first set of rules for dogfighting called the Dicta Boelcke. Pilots’ life expectancy was not measured in years but in weeks.

BONHOMME TAKES ADVANTAGE IN RED BULL AIR RACE

Monday, Sep 28, 2015 – The British pilot Paul Bonhomme won Fort Worth at Texas Motor Speedway yesterday. He is now on his way to the final victory in Master Class (RBAR World Championship). Only the Australian Matt Hall – eight points behind him – might win the Red Bull Air Race. The French Nicolas Ivanoff had won Fort Worth race last year but he he has come in ninth position this year.

Click on: FORT WORTH RED BULL AIR RACE VIDEO

If the die seems to be cast in Master Class, it is still rolling for the other championship: The top ranking is very tight in Challenger Class as the French Mickael Brageot, the Czech Petr Kopfstein, and the Swedish Daniel Ryfa all have a 28-point total. Just behind, Cristian Bolton, the Chilean pilot comes with 24 points. Only one of them will be allowed to go through to the Master Class next year. The next and last race promises to be a hard fought final in Las Vegas on October 17th & 18th, 2015.

Here is a video that explains very well the Texan track which was flown yesterday.

AIR-ENGLISH EVALUE VOTRE ANGLAIS AERO

Air-English website - Language Test for AviatorsAir-English est une société basée en Belgique et en Espagne (Barcelone) dont l’activité principale est d’évaluer le niveau d’anglais de tous les personnels navigants et non-navigants. Elle organise des sessions partout dans le monde, principalement en Belgique et en France, en Pologne et au Portugal. Les candidats pilotes peuvent passer l’examen FCL .055. Les contrôleurs peuvent tenter l’ELPAC certifiant un niveau OACI 4 minimum. Les mécaniciens avion peuvent faire valider un niveau d’anglais comme les agents de piste.

Les communications en langue anglaise sont primordiales pour les pilotes et contrôleurs. Le facteur humain est désigné comme cause unique dans presque 8 crashs aériens sur 10. Il est aussi clairement établi que la communication radiotéléphonique en anglais est majoritairement mise en cause pour les non-natifs et ferait même partie des cinq premières causes d’accidents d’après un rapport de la Flight Safety Foundation. Réussir à la qualification de radiotéléphonie FCL .055 ou à l’examen d’anglais OACI ELPAC n’est pas seulement un objectif qui permet de valider les cases XII et XIII de la licence de pilote de la DGAC. C’est aussi un progrès pour la sécurité des vols car tous les navigants sont concernés un jour ou l’autre. Aussi, on oublie souvent que toute station radio peut être sollicitée pour relayer une communication radio en cas de défaillance d’une station ou pire en cas de situation de détresse ou même d’urgence. Que fait-on si la station radio à secourir ne sait pas parler français? Il n’ont qu’à parler français me direz-vous. Après tout, le français est une des langues officielles de l’OACI. C’est sans doute injuste mais ce qui est en vigueur en France et dans de nombreux pays ne l’est pas dans les pays anglophones mais c’est un autre débat qui sera peut-être développé plus tard ici car en évolution. Des protestations ont été émises pour faire valoir la place des autres langues officielles: le français d’abord mais ce pourrait être le cas pour l’arabe, le chinois, l’espagnol et le russe.

D’après les retours d’expérience de l’examen FCL .055 proposé par Air-English, il semblerait qu’il soit un peu plus facile que l’examen proposé par la DGAC. Il ne faut pas croire toutefois que cela soit partie gagnée puisqu’il y a aussi des échecs et quelques questions ardues. Le format de cet examen est peut-être un peu plus facile en ce qui concerne l’écoute mais l’expression orale y est soigneusement évaluée même si l’anglais des procédures est un peu allégé car les pilotes VFR sont testés comme les pilotes IFR. Il n’y a donc pas de distinction IR/VFR comme cela se fait dans les centres d’examens de la DGAC, le champ d’évaluation couvre l’anglais général et aéronautique conformément à l’échelle de notation de l’OACI (ICAO English Language Proficiency Rating Scale). Les examinateurs alternent conversations et vol fictif agrémenté de situations inhabituelles.

Les aéroclubs peuvent demander à organiser des sessions privées et les examinateurs peuvent venir sur place évaluer les niveaux d’anglais des candidats ce qui fait qu’en fin de compte, même si le tarif de la session par candidat est un peu plus élevé, on peut s’y retrouver s’il fallait prévoir des frais de déplacement. Il semblerait que les retours d’expérience soient très satisfaisants. Un travail de professionnels pour des professionnels ou amateurs.

Les niveaux OACI 4, 5 et 6 peuvent être validés et Air-English ne se contente pas d’évaluer uniquement les pilotes et contrôleurs puisque des évaluations sont proposées avec certification pour les agents de piste et les mécaniciens aéronef de la Part 66 B1 vecteur & B2 système. Voir le lien ici. Ci-dessous une vidéo en anglais pour résumer, en quoi consiste l’examen ELP FCL .055(D):