LES PREMIERS PIONNIERS DE L’AVIATION

Interview Vidéo

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François Blanc interviewe Toni Giacoia lors de La Fête de l’Aviation

Interview sur les tout premiers pionniers de l’aviation

C’était le dimanche 27 septembre à midi en direct, lors de La fête de l’aviation. François BLANC, Président de l’Association des Journalistes Professionnels de l’Aéronautique et de l’Espace (AJPAE), m’a questionné sur les premiers pionniers de l’aviation. Aussi, il a largement abordé le livre Une autre histoire de l’aviation qui fait la part belle à Gustave Whitehead et Maxime Lenoir. Le premier aurait volé avant les frères Wright, rien que cela, et le second était connu comme un des meilleurs as de la Première guerre mondiale avant de sombrer dans l’oubli. Depuis, le bouche-à-oreille a dû fonctionner, ces deux pionniers de l’aviation ne sont plus tout à fait inconnus des passionnés.

Gustave Whitehead, inventeur motoriste, oublié parmi les pionniers de l’aviation

Livre de Susan Brinchman Gustave Whitehead First in Flight O'Dwyer Toni Giacoia

Il était difficile de parler de tous ces pionniers de l’aviation en seulement 44 minutes. Certains sont connus, d’autres pas ou peu. Gustave Whitehead, ou Gustav Weisskopf pour les Allemands, en fait partie. Le livre de Susan Brinchman, M. Ed a beaucoup compté pour entretenir la mémoire de ce formidable inventeur. Avec son père William J. O’Dwyer, elle a étudié ce cas unique pendant plus de cinq décennies!  Paul A. Jackson FRAeS en 2013, alors rédacteur-en-chef de Jane’s All The World’s Aircraft, déclarait déjà que Gustave Whitehead avait volé avant les frères Wright. Ce fut un coup de tonnerre! Karl Heigold, Charles Lautier (U.S.A., CT) et Dénys Karakaya continuent de chercher et étudier le cas étonnant de Whitehead avec Susan Brinchman. Artemis Media (Tilman Remme et Karen Williams de Perth en Australie) ont réalisé et produit un film sur Gustave Whitehead en 2016. Dès lors, plusieurs chaînes de télévision ont programmé ce film dans le monde.

Le musée de Gustave Whitehead s’agrandit

Tous ces facteurs ont donné un regain d’intérêt à cette histoire. Le FFGW continue d’entretenir une collection sur Gustave Whitehead au musée de Leutershausen. Il s’agit du village natal de Gustav Weisskopf en Bavière. Avec l’aide du Docteur Laura Gebauer et de Dagmar Stonus, M.A. de FranKonzept GbR, la rénovation du musée de Leutershausen devrait aboutir pour 2022. C’est une bonne nouvelle, les travaux de rénovation prévoient plus d’espace pour les collections dont des répliques du fameux Numéro 21.

Gustave Whitehead était pourtant bien connu

Gustav Weisskop Gustave Whitehead Numéro 21 Number Nummer Model Toni Giacoia maquette les premiers pionniers de l'aviation
Maquette de la machine volante Numéro 21 de Gustave Whitehead

L’histoire des premiers pionniers de l’aviation nous le montre. D’autres publications ont révélé les prouesses du pionnier Bavarois en Amérique. Le Numéro 21 de Gustave Whitehead, ci-contre, avait déjà attiré des journalistes tels que ceux du Reader’s Digest. Il aurait fallu beaucoup plus de temps pour raconter d’autres histoires d’aviateurs inconnus et pourtant formidables. J’ai brièvement évoqué les premiers essais réussis de vols planés dans la civilisation arabe. Il s’agissait d’Abbas ibn Firnas et d’Al-Jauhari. Ensuite, il y a eu de très nombreuses avancées dans le monde jusqu’au XXe siècle. Parmi ces pionniers de l’aviation figurent des noms illustres. Les moins connus sont dans le livre Une autre histoire de l’aviation. La liste de noms ci-dessous avec les liens qui renvoient aux extraits vidéo:

29 personnages historiques cités pendant l’interview

Informations sur Gustave Whitehead / Gustav Weisskopf

Conférence à l’Aéro-Club de France sur Gustave Whitehead.

Découverte sur Gustave Whitehead par Jean-Luc Charles et l’association Anciens Aérodromes.

Gustave Whitehead – Frequently Asked Questions (en anglais)

Gustave Whitehead – Resources (en anglais)

Le contrat qui contraint l’institution Smithsonian à nier tout vol antérieur aux vols des frères Wright.

Informations sur Maxime Lenoir

Le Tourangeau Maxime Lenoir, un des pionniers de l’aviation, as de Verdun en 1916, récipiendaire de la Grande médaille de l’Aéro-Club de France et de la médaille d’or de l’Aéroclub d’Amérique.

Livres recommandés pour en savoir plus sur ces pionniers de l’aviation

Livre The Wright Story de Joe Bullmer book Toni Giacoia les premiers pionniers de l'aviation fête
Le livre The WRight Story de l’Américain Joe Bullmer, ingénieur dans l’aéronautique, qui nous fait comprendre qu’il y aurait beaucoup à redire sur les premiers vols des frères Wright

Je n’avais pas le temps de tous les montrer. Afin de bien comprendre l’histoire de Gustave Whitehead, il est nécessaire de lire Gustave Whitehead: First in Flight de Susan Brinchman, M. Ed; History by contract du Commandant William J. O’Dwyer et Stella Randolph. Le site History by contract est aussi très informatif. Le livre The WRight story de Joe Bullmer expose pourquoi les tentatives des frères Wright entre décembre 1903 et septembre 1905 ne peuvent pas être qualifiées de vol. De plus, ses arguments sont très pertinents. Ses deux articles à ce sujet valent le détour: Kitty Hawk – 1903 – What Happened & The Wrights’ fourth flight – Mensuration. Un peu dans le même genre, il y a le chapitre XII de Mes 10000 cerfs-volants de Gabriel Voisin qui interpelle concernant le premier Flyer des Wright.

Les premiers pionniers de l’aviation au BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique)

Je continue d’enseigner que les frères Wright sont les premiers à avoir voler car c’est dans le programme du BIA. Je fais la distinction entre mon livre Une autre histoire de l’aviation et l’histoire officielle des premiers pionniers de l’aviation.

Tout dépend de la définition du vol

Chaque pays a une position sur les premiers pionniers de l’aviation. Pour tout un tas de raisons, elle peuvent varier. Cela dépend bien sûr de la définition du vol que chaque pays reconnaît. Il y a en effet une multitude de définitions du vol. Un vol catapulté peut, pourquoi pas, être qualifié de vol. Par contre, lorsqu’on répète que les frères Wright furent les premiers à identifier l’inclinaison latérale comme initiatrice du virage, c’est faux. Il y a une vingtaine de noms dans l’histoire des sciences qui avaient démontré ce phénomène. Un des tout premiers fut le comte d’Esterno qui avait déjà publié Du vol des oiseaux: Indication des sept lois du vol ramé et des huit lois du vol à voile en 1865. Aussi, j’ai cité Mon premier brevet aéronautique (BIA) de Jean Nicolas. Ainsi que Blériot in Britain de Ray Sanger.

Remerciements

Enfin merci à toute l’équipe de Air Contact et Ciel et plume  Géraldine Galland, Magali Rebeaud, Nicolas Carof. Merci à François Blanc pour ses questions très intéressantes. Merci à tous ceux qui ont participé à La fête de l’aviation, un concept qui va certainement stimuler les acteurs de l’aéronautique à l’avenir.

Fête de l'aviation 2020

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Maxime LENOIR – L’as de Verdun disparaît le 25 octobre 1916

Maxime LENOIR posant devant son aéroplane Nieuport. As de Verdun, aviateur, héros,
Maxime LENOIR posant devant son aéroplane Nieuport en 1916

Souvenez-vous de Maxime Lenoir, cet as de Touraine revient à plusieurs reprises sur ce blog. Car aujourd’hui, il y a exactement 103 ans, il était porté disparu loin derrière les lignes ennemies au nord de Verdun

Après avoir obtenu son brevet de pilote en 1913, il devient rapidement un excellent aviateur pour les acrobaties aériennes à l’école de pilotage de Buc, à l’Aéroparc de Louis Blériot. La guerre éclate et il rejoint la cavalerie avant de devenir un des premiers pilotes de chasse au palmarès impressionnant pour l’époque.

Commémoration Maxime Lenoir 11 novembre 2016 école
Portail de l’école Maxime LENOIR à Chargé en Indre-et-Loire

Reconnaissance d’un héros oublié

Sa famille restera longtemps dans une tristesse insondable face à cette disparition soudaine qui laissera le meilleur as de la bataille de Verdun (avec Navarre et Nungesser) dans l’oubli pendant un siècle. Heureusement, il y a aujourd’hui de quoi se réjouir: après une cérémonie à Chargé, son village natal, et une plaque dévoilée devant l’école qu’il fréquentait, rebaptisée à son nom le 1er novembre 1916, après une salle de cours “Maxime LENOIR” inaugurée au CLAS 00.307 (Centre de Langue Aéronautique Spécialisé de l’armée de l’air,) la superbe dérive d’Alphajet peinte à son effigie pour Alphajet Solo Display, c’est l’Institution Marmoutier et Pierre Rampini qui ont décidé de donner le nom de baptême Maxime LENOIR à leur promotion du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique.)

Au panthéon du Bourget

Les journaux et magazines dont le Fana de l’aviation lui ont attribué de larges extrait avec des recherches supplémentaires. Enfin et surtout, c’est Yvon Goutx (2S), auteur et membre de l’Association du Mémorial des Aviateurs (AMA) qui a choisi d’intégrer Maxime Lenoir parmi “Les Légendes” de l’espace mémoriel au Musée de l’air et de l’espace du Bourget.

Au plus fort de la bataille de Verdun, le lendemain de la reprise du fort de Douaumont, Maxime Lenoir devenait ce 25 octobre 1916 le 7e pilote français mort au combat sur son SPAD VII « Trompe la Mort« , mais il était aussi à ce moment-là:

L’as des as de Verdun depuis 3 mois
L’As des as des Alliés morts au combat
Le 1er double as français mort au combat
Le 3e as au monde en nombre de victoires parmi les pilotes morts au combat
Le 3e as français mort au combat après Pégoud et de Rochefort

Bullard et Lenoir sur Alphajet Solo Display

C’est sans doute le destin qui a placé Eugene Bullard de l’autre côté de la dérive sur les avions d’Alphajet Solo Display. Car lui aussi vient d’être plus amplement reconnu avec une statue érigée aux États-Unis. Souvenons-nous d’eux, souvenons-nous qu’un 25 octobre un jeune Tourangeau de Chargé décollait pour partir en solo à bord de son SPAD VII portant sur les flancs “TROMPE LA MORT” comme pour se donner du courage. Hélas, le soir de cette journée fatale, il n’est pas revenu. Ce n’est que bien plus tard, grâce au journaliste Didier Lecoq, qu’on a découvert une photo de la carcasse de son SPAD VII détruite avec une croix en bois gravée par les Allemands qui lui rendirent un dernier hommage. D’après Jean-Marc Binot et son livre “Georges Guynemer“, aux éditions Fayard, page 305, on peut lire:

“Journal socialiste de Milan, Il Popolo, relate les funérailles rendues au capitaine (Guynemer), tout comme la Stampa de Turin, qui loue l’attitude chevaleresque des Allemands. Ce type d’hommage entre ennemis n’a rien d’invraisemblable. Descendu à Verdun, un autre as, l’adjudant Maxime Lenoir, aurait également bénéficié d’un cérémonial particulier et d’une tombe ornée des ailerons de son appareil.”

Cartes à jouer sur les as de la grande guerre avec Nungesser, Chaput, Beauchamp, Maxime Lenoir, Ménard, Navarre, Georges Guynemer, guerre 14-18 aviation
Maxime LENOIR parmi les plus grands
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CENTENAIRE DE LA DISPARITION DE GUYNEMER

Gérard Souedet, Toni Giacoia et des visiteurs. Exposition Fondett'Ailes à Fondettes sur le centenaire de la disparition de Guynemer et dédicace du livre Une autre histoire de l'aviation

(Same article in English at the bottom of this page)

L’association Fondett’Ailes a bien fait les choses en ce samedi 30 septembre et dimanche 1er octobre 2017 à Fondettes, près de Tours. L’exposition démarrait avec une présentation de l’icône de l’aéronautique militaire française de la Grande Guerre, le Capitaine Georges Guynemer, l’as aux 53 victoires homologuées. On y découvrait ce jeune homme chétif, au caractère déjà bien trempé. Guynemer venait d’une famille de la bourgeoisie qui descendait de Louis XII. Il n’était pas vraiment destiné à devenir un des plus brillants aviateurs au monde. Cependant l’opiniâtreté du capitaine de l’escadrille des Cigognes le menèrent au firmament de la gloire lorsqu’il fût abattu le 11 septembre 1917 à Poelkappelle. Des maquettes étaient exposées et en particulier celles qui furent frappées du “Vieux Charles” de Guynemer: Morane-Saulnier, Nieuport et SPAD, ainsi que d’autres maquettes d’avions d’époque et d’appareils pilotés par ses victimes. Des extraits de  journaux rapportaient les combats aériens qu’il a livrés des débuts à la fin tragique qui conserve toujours une part de mystère.

L’exposition rendait aussi hommage aux autres grands as de la période 14-18 avec notamment Dorme, Nungesser, Navarre et le héros local Maxime Lenoir. Depuis que le journaliste Didier Lecoq a retrouvé sa trace et que le village de Chargé a commémoré la disparition de l’as tourangeau, meilleur as de Verdun entre juin et octobre 1916, les Tourangeaux, les amateurs de la Grande Guerre et les historiens ont pu découvrir, ou redécouvrir pour certains, “Le Guynemer de la Touraine” grâce à un panneau entièrement consacré à Maxime Lenoir et ses exploits. Des uniformes des aviateurs, masque à gaz et fléchettes étaient présentés et surtout trois pièces de collection spectaculaires: une grande hélice, un appareil de photographie aérienne Gaumont aux dimensions étonnantes et un superbe moteur rotatif Clerget Blin avec ses neuf cylindres, immanquable.

Enfin, le livre Une autre histoire de l’aviation était présenté en dédicace. Vous pouvez consulter l’article de La Nouvelle République ci-dessous ou directement sur ce lien: https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/georges-guynemer-as-des-as-cent-ans-apres

Article de la Nouvelle République sur l'exposition de Fondett'Ailes (président Gérard Souedet) à Fondettes, salle Jacques Villeret au centre culturel de l'Aubrière. Centenaire de la disparition du capitaine Georges Guynemer, dédicace du livre Une autre histoire de l'aviation de Toni Giacoia, moteur Clerget Blin

Un grand merci à l’association Fondett’Ailes et son président Gérard Souedet pour leur accueil. Un grand merci aussi à Didier Lecoq, Secrétaire Général à La Nouvelle République, pour son accord et toutes ses informations sur Maxime Lenoir.

IN ENGLISH:

Affiche de l'association Fondett'Ailes pour les 100 ans de la disparition du capitaine Georges Guynemer
Affiche de l’association Fondett’Ailes www.fondett-ailes.fr

The Fondett’Ailes association did well on Saturday 30 September and Sunday 1 October 2017 in Fondettes, near Tours. The exhibition opened with a presentation of of the WW1 French military aeronautics icon, Captain Georges Guynemer, the ace of 53 approved victories. He was depicted as a young sickly man, who had a temperament that was already very strong. Guynemer came from a bourgeois family that was descended from Louis XII. He wasn’t really destined to become one of the most brilliant aviators in the world. However, the stubbornness of the captain of the Cigognes squadron led him to the firmament of glory when he was shot down at Poelkappelle, Belgium, on September 11, 1917. Models were on display, particularly those of the “Vieux Charles” from Guynemer: Morane-Saulnier, Nieuport and SPAD, as well as other models of aircraft from this era and aircraft flown by his victims. Newspaper clippings reported the dogfights he fought from the beginning to the tragic end which has always kept a part of mystery.

The exhibition also paid tribute to the other great aces of the WW1 period with Dorme, Nungesser, Navarre and the local hero Maxime Lenoir. Since the journalist Didier Lecoq found his trail, and since the village of Chargé commemorated the disappearance of the ace of the Loire Valley – the best ace of Verdun between June and October 1916 – the visitors of the Loire Valley, amateurs of the Great War and historians have discovered, or rediscovered for some, the “Guynemer of Touraine” thanks to a panel entirely dedicated to Maxime Lenoir and his feats. Aviators’ uniforms, gas mask and darts were displayed, and above all three spectacular collector’s pieces were displayed: a large propeller, a Gaumont aerial camera with amazing dimensions and a superb Clerget Blin rotary engine with its nine cylinders, unavoidable.

Last but not least, the book Une Autre Histoire de l’Aviation was presented for book signing.

Many thanks to the association Fondett’Ailes and their chairman Gérard Souedet for their welcome. Many thanks also to Didier Lecoq, Secretary General of La Nouvelle République, for his agreement and all his information on Maxime Lenoir.

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HEROIC GUYNEMER 100 YEARS AGO

Here is a tribute to Captain Georges GUYNEMER who was killed in action on September 11th, 1917. Three months earlier, he fought with Ernst Udet, the ace who came up 2nd after the Red Baron. You can watch hereafter how this dogfight reportedly happened, and how these fighter pilots had the gut to keep honor above all:

Georges Guynemer, French Air Force pilot and WWI ace
Georges Guynemer by “Lucien” – Jebulon https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Jebulon

Remember Guynemer’s mottos:

FAIRE FACE (face up to it) was then adopted by the French Air Force Academy (FAFA) as their motto. A few words that well expresse the French pilots’ bravery.

WWI French ace Georges Guynemer used to say:

“Il y a une limite à toute chose, et il faut toujours la dépasser.”

‘Everything has a limit which has always got to be surpassed.’

“Lorsque l’on n’a pas tout donné, on n’a rien donné.”

‘As long as you have not given your all, you have given nothing.’

Loyal to these principles, the French ace took part in several hundreds of aerial combats, crediting 53 victories, maybe 88 victories because the French victory validation system was demanding. He was shot down seven times, and he was admired for he always survived, but that September 11, a hundred years ago. The hero took off once again, dashed to the frontlines, outnumbered by German warplanes in a last dogfighting over Belgium. Then, he fell. Since then, the French Air Force aviators have worn a black tie in sign of mourning.

RIP

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Alphajet Solo Display et Maxime Lenoir de nouveau dans le ciel

Alphajet Solo Display Maxime Lenoir
ALPHAJET SOLO DISPLAY 2017 avec l’effigie de Maxime LENOIR

Ils seront à Limoges ces samedi et dimanche, 8 et 9 juillet 2017. Et de belle manière! C’est l’équipe de la nouvelle présentation acrobatique Alphajet Solo Display qui a plaidé en faveur de l’as tourangeau. Maxime Lenoir, le virtuose du looping en 1914 sur Blériot XI, le meilleur as de la bataille de Verdun sur son Nieuport “MAX” puis son SPAD VII “Trompe la Mort”! Alors que les combats font rage, il est porté disparu le lendemain de la reprise de Fort Douaumont, au nord de Verdun, le 25 octobre 1916. Il est ensuite oublié pendant presque un siècle.

Maxime Lenoir Nieuport
Carte postale à la gloire de Maxime Lenoir en 1916 (il n’est pas né à Paris mais à Chargé, près d’Amboise en Indre-et-Loire)
Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec MAX de Maxime Lenoir
Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec MAX de Maxime Lenoir

Maxime Lenoir aurait pu rester au fond des oubliettes. Heureusement que le journaliste et auteur Didier Lecoq retrouva la trace de ce virtuose de l’air il y a quelques années. Il parvient à le faire reconnaître au niveau national puisque Maxime Lenoir est retenu pour être mis à l’honneur le 19 septembre 2014. Il est cité comme le héros de l’Indre-et-Loire dans l’opération 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux. L’as tourangeau est ensuite célébré dans son village natal de Chargé dans l’Indre-et-Loire à l’occasion de la commémoration de l’armistice le 11 novembre 2016 et du centenaire de sa disparition. Une plaque est apposée à l’entrée de l’école à côté de la mairie. Le même jour, elle est baptisée “École Maxime Lenoir”. Il serait trop long d’énumérer ici les prouesses de l’aviateur civil puis militaire qu’était Maxime Lenoir. Vous trouverez plus d’informations ici: aeroplanedetouraine.fr et là: airforces.fr et notamment dans la deuxième partie du livre Une autre histoire de l’aviation.

 

Revoir MAX en bleu-blanc-rouge sur un avion était encore impensable il y a quelques mois. De même il était impensable de revoir la présentation acrobatique Alphajet Solo Display, stationnée à l’École de l’Aviation de Chasse de Tours. Ses deux futurs pilotes “Filou” et “Jim”, comme par hasard, font partie du trio qui survole Chargé en hommage à l’enfant du pays qui était aussi l’as de Verdun au plus fort de la bataille. Peu de temps après, ils s’entraînent durement avec l’aide de leur coach “Zippo”, un ancien pilote de la Patrouille de France, pour peaufiner des numéros aussi audacieux que les loopings de Maxime Lenoir sur son Blériot XI “Backjumper”. Maxime aurait sans doute aimé voir cela, lui qui sauvait la vie de ses camarades en osant des parades acrobatiques au milieu des Fokker en chasse, sur son Nieuport “MAX” et en Caudron et SPAD “Trompe la Mort”. Les mécaniciens ont accompli un travail d’orfèvre en peignant les motifs à tribord de l’escadrille SPA 85 “La folie” dont c’est le centenaire cette année. On reconnaît Eugene Bullard, le boxeur et pilote de chasse de l’escadrille Lafayette, qui a fait l’objet de recherches méticuleuses de Robert Pezzani car ce pilote américain de couleur (rares à l’époque) volait à centre américain de formation au pilotage à Tours, sur l’actuelle base de Parçay-Meslay. C’est à bâbord qu’on distingue clairement la silhouette du buste de Maxime Lenoir avec un magnifique MAX en bleu-blanc-rouge comme autrefois. Jim a disposé les éléments et même redessiné l’inscription “Ajt Lenoir” sur le modèle des peintures sur fond bleu qu’on peut voir sur les fuselages de la Patrouille de France. Celle de l’Alphajet E42 du Solo Display est particulièrement réussie car elle est sur fond blanc. Ceux qui ont eu la chance de l’approcher peuvent témoigner de la beauté de l’ensemble.

De même que MAX repart pour des séries de boucles et de vrilles, l’Alphajet Solo Display renaît de ses cendres. Les deux pilotes tourangeaux on commencé leurs représentations en France et en Espagne (à Léon). Ils ont survolé les 24 Heures du Mans le 17 juin. D’après ce qui est prévu, pour l’instant, ils seront à l’affiche aux meetings aériens énumérés en fin de page.

Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec l'escadrille SPA85 La Folie et Eugene Bullard
Dérive Alphajet Solo Display 2017 avec l’escadrille SPA85 La Folie et Eugene Bullard

Limoges, les 8 et 9 juillet,

Valenciennes, le 14 juillet,

Meeting Les Ailes Bleues à Pornic, le 16 juillet,

Meeting aérien de l’aéroclub du Cantal à Aurillac, les 29 et 30 juillet,

Meeting aérien des Hauts de France à Albert, le 27 août,

Scampton Air Show (Angleterre), les 9 et 10 septembre,

Laval Aéro Show, le 17 septembre,

Malta International Airshow (Malte) le 24 septembre.

La performance physique, le travail et l’expérience ont produit une performance très appréciée des spectateurs qui reconnaissent volontiers que ce spectacle vaut le détour.

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